Campagne sucrière 2026 : un démarrage sous pression après trois semaines de retard à l'usine Gardel

Par 10/03/2026 - 17:40 • Mis à jour le 10/03/2026 - 18:17

Après trois semaines de retard et un bras de fer social sur les quotas de coupe, l'usine Gardel a enfin lancé sa campagne sucrière. Dans un contexte de prévisions de récolte en baisse, ce démarrage poussif place d'emblée la filière sous une pression économique et sociale majeure.

    Campagne sucrière 2026 : un démarrage sous pression après trois semaines de retard à l'usine Gardel

Après trois semaines d'attente et deux reports successifs, la campagne sucrière 2026 a enfin débuté ce mardi 10 mars à l'usine Gardel, dans un climat particulièrement lourd.

Ce retard s'explique par un conflit social persistant entre le syndicat des opérateurs de récolte et l'interprofession, les deux parties s'opposant sur la répartition des quotas de coupe.

Cette crispation initiale pèse sur le lancement de la saison, qui s'annonce complexe tant sur le plan humain que productif.

Un démarrage progressif sur fond d'incertitudes

Pour cette première journée, l'activité est restée très timide puisque seuls deux opérateurs ont acheminé leur canne vers l'usine. Certaines zones clés, à l'image de Bayron, n'ont pas encore commencé leurs livraisons, le volume de cannes disponible étant pour l'instant jugé insuffisant pour une pleine exploitation.

La montée en puissance de l'outil industriel sera donc progressive, le temps que la logistique se stabilise et que le flux de matière première devienne régulier.

L'enjeu est de taille pour la filière, qui sort d'une année 2025 décevante où seules 426 000 tonnes avaient été récoltées contre les 455 000 espérées.

Les perspectives pour cette nouvelle campagne sont encore plus prudentes, avec des estimations tournant autour de 418 000 tonnes pour la Guadeloupe continentale.


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