Grève à Transaglo : une vingtaine de bus interdits de rouler faute de contrôle technique
Les sites de la Trompeuse et du Lareinty sont de nouveau accessibles après décision de justice, mais la reprise du trafic est freinée par l'état de la flotte. Une vingtaine de bus sont administrativement cloués au sol pour défaut de contrôle technique, une cinquantaine d'autres doit être remise en état.
À la suite d’une décision du juge des référés ordonnant à la CGTM de libérer les accès aux dépôts de la Trompeuse, du Lareinty et de l'Étang Z'abricot sous peine d'une astreinte de 1 000 euros par jour et d'un recours à la force publique, les barrages ont été levés.
Si les sites sont de nouveau accessibles ce mardi (14 avril) au matin, le retour à la normale pour les usagers du centre reste incertain.
Une remise en état accélérée
Après 29 jours de grève, la remise en service du réseau se heurte à des obstacles majeurs. Les électromécaniciens de la RTM se sont lancés dès 5h du matin dans une véritable course contre la montre pour préparer la reprise.
Au total, une cinquantaine de véhicules nécessite une inspection approfondie.
L'urgence est avant tout administrative car une vingtaine de bus sont actuellement interdits de circulation, leurs contrôles techniques obligatoires ayant expiré durant le conflit.
Un premier électromécanicien témoigne de l'ampleur de la tâche :
On a commencé à 5h du matin. Après un mois de grève, il faut tout relancer, ce qui n'est pas simple sur des véhicules immobilisés aussi longtemps. La priorité, c'est d'envoyer les bus au contrôle technique. Comme rien n'a pu être fait le mois dernier à cause du conflit, on a une "flopée" de véhicules en attente. De mémoire, il y en a une petite vingtaine qui sont cloués au sol pour cette raison. On fait comme on peut, une équipe de relais arrive d'ailleurs pour nous aider
Son binôme souligne que le travail de préparation est colossal :
Vérifier que le bus démarre est une chose, mais il faut aussi tout nettoyer. Après un mois d'arrêt lié à la grève, l'intérieur est très sale. Ce sont des passagers que nous transportons, nous leur devons cette hygiène. On fait le maximum techniquement, on espère une reprise demain, mais on avance dans l'incertitude
Au total, une cinquantaine de bus doivent être entièrement révisés avant de pouvoir reprendre la route.
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