Rivière-Pilote : une cellule médico-psychologique déployée après des tirs près d’une école

Par 12/02/2026 - 08:35 • Mis à jour le 12/02/2026 - 15:48

Depuis mardi (10 février 2026), un poste d’urgence médico-psychologique a été installé à l’école En Camée de Rivière-Pilote, à la suite de plusieurs incidents armés survenus dans la commune. 

    Rivière-Pilote : une cellule médico-psychologique déployée après des tirs près d’une école
Cellule psychologique Rivière-Pilote @Eva Thomas

La semaine dernière, la commune de Rivière-Pilote a été marquée par deux évènements impliquant des armes à feu. Un homme d’une trentaine d’années a été blessé par balle, et des individus cagoulés ont ouvert le feu dans la cité Manikou, à proximité d’une école.

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Face à l’onde de choc provoquée par ces incidents, la municipalité a décidé de mettre en place un poste d’urgence médico-psychologique afin de soutenir les habitants traumatisés.

Un accompagnement pour tous

Le dispositif permet aux personnes touchées par ces évènements d’être prises en charge par une équipe de professionnels de santé selon Nelly Lislet, infirmière coordinatrice au sein de la cellule d’urgence médico-psychologique.

C'est à destination des enfants qui ont été impactés lors des tirs. Également pour les enseignants présents, les personnes impliquées directement, les enseignants, les élèves, le personnel de l'école, ainsi que les parents qui se sont rendus sur place pour récupérer leurs enfants.

Pendant deux jours, le poste d’urgence mobilise des psychologues, des psychiatres, des infirmiers et une assistante médico-administrative. 

Nous donnons des conseils pour les aider à mobiliser des ressources, pour les aider à faire face, notamment de ne pas hésiter à en parler de ces émotions à une personne de confiance, de garder les activités habituelles, agréables, qui aident à s'ancrer dans le présent, dans l'ici et maintenant, ou de prévenir le médecin traitant des événements vécus si le sommeil est perturbé.

Des parents encore choqués

Parmi les personnes accompagnées, des parents encore traumatisés par la fusillade ont témoigné de leur vécu.

J'allais la chercher à 16 heures et il y a eu des coups de feu. Donc, on nous a confinés. Et heureusement que le bus était là parce que ma voiture et moi, on aurait pris des balles aussi. Arrivée chez moi, je tremblais, je pleurais.

Des consultations externes pourront être proposées pour toutes les personnes n’ayant pas pu se déplacer durant ces deux jours. 


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