Morgue du CHU de Martinique : « si les faits étaient avérés, ils constitueraient des manquements graves »

Par 13/05/2026 - 15:35 • Mis à jour le 13/05/2026 - 15:43

Confronté à une double enquête, administrative et judiciaire, ainsi qu'à un mouvement social suspendu le 13 mai, le directeur général du CHU de Martinique s'exprime sur la situation de la morgue. Jérôme Le Brière précise les raisons de la mobilité des agents et détaille les investissements matériels prévus pour le service.

    Morgue du CHU de Martinique : « si les faits étaient avérés, ils constitueraient des manquements graves »

L'actualité du CHU de Martinique est marquée par une double procédure, judiciaire et administrative, ainsi que par un mouvement de grève entamé en début de semaine.

Lire aussi : Le mouvement de grève à la morgue du CHU de Martinique est suspendu

Ce dernier a finalement été suspendu ce mardi 13 mai, jusqu'à nouvel ordre. La situation de la morgue de l'établissement suscite aujourd'hui une vive préoccupation à tous les échelons.

Des explications sur les réaffectations

Alors que les négociations se poursuivent entre les agents, la CGTM Santé et la direction, le directeur général Jérôme Le Brière fait le point sur le dossier :

La mobilité des agents vers d'autres services fait suite à des dysfonctionnements internes ou au besoin de sérénité au sein de la chambre mortuaire. C'est un premier élément qui fait partie de la vie normale d'un établissement. L'enquête administrative devra faire la lumière sur le fonctionnement à améliorer en intra-morgue. Quant à l'enquête judiciaire, je n'ai pas de commentaire à faire, la justice et la police feront leur travail. Cependant, si les comportements observés s'avèrent vrais, je souhaite exprimer ma plus grande fermeté et mon indignation. Le respect des défunts constitue pour moi une exigence absolue, non négociable. Le service hospitalier repose sur des obligations de probité, de responsabilité et d'exemplarité.

Fermeté face aux faits dénoncés

Le directeur général exprime son indignation et sa préoccupation face aux comportements qui auraient été observés dans le service. Pour lui, le respect dû aux défunts, est une exigence absolue :

Les éléments sont déconnectés entre le choix de la mobilité, l'enquête administrative et l'enquête judiciaire. J'entends l'impatience des équipes à ce que l'établissement aille plus vite sur les achats de matériel, le doublement des casiers ou l'installation de caméras pour qu'il n'y ait plus de "trous dans la raquette". Cependant, je rappelle que si les faits étaient avérés, ils constitueraient des manquements graves et des mesures immédiates appropriées seraient mises en œuvre. S'il s'agit de manquements relevant du judiciaire, je ne m'en mêle nullement. Pour le fonctionnement général de la morgue, c'est l'enquête administrative qui tranchera.

L'intégralité du Mag - échange avec Jérôme Le Brière


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