L’EFS lance un appel au don du sang alors que les réserves nationales baissent
Jusqu’au 19 juin, l’Établissement français du sang (EFS) de Martinique lance sa campagne « Tous unis par le don », dans un contexte particulier : la baisse des réserves nationales.
L’Établissement français du sang de Martinique (EFS) lance sa campagne « Tous unis par le don » jusqu’au 19 juin. À quelques jours de la Journée mondiale des donneurs, célébrée le 14 juin, l’EFS souhaite sensibiliser la population et porter un message clair : derrière chaque don, il y a une histoire, un visage et des vies sauvées.
Cette année, l’appel à la mobilisation intervient dans un contexte particulier : une baisse importante de la fréquentation des centres de collecte dans l’Hexagone, notamment à cause des fortes chaleurs. Cela fragilise fortement les réserves nationales.
Toutefois, même épargnée par la canicule, la Martinique reste dépendante des dons de sang, collectés au niveau national. C’est pourquoi l’EFS insiste sur le caractère vital de ce geste. À 48 ans, William Bodard donne son sang depuis 30 ans, après avoir découvert qu’il pouvait aider les personnes drépanocytaires :
Le sang des personnes noires permet de mieux soigner la maladie, parce qu’il y a moins d’incompatibilités. Je suis O positif, donc je peux donner à tous les positifs. Malgré tout, j’ai toujours peur des aiguilles, mais à quelque chose malheur est bon. Je sais qu’en face, les personnes qui vont recevoir le sang sont dans une situation de détresse vitale, pire que ma simple peur, donc je préfère passer outre.
"Je suis en vie grâce à des dons de sang"
Le don du sang sauve des vies, à l’image de celle de Sandra Jessu, 52 ans. Elle-même ancienne donneuse, elle a reçu une transfusion qui lui a sauvé la vie il y a 10 ans, à la suite d’un accident de moto :
Pour moi, ça a été vital. Je suis une miraculée, parce que ma vésicule biliaire s’est mise à fuir sur tous mes organes. J’ai fait une péritonite, une pancréatite, mes poumons étaient réduits à la taille de raisins… Enfin, j’ai eu la totale. Des poches de sang, on m’en a mis plus d’une, j’étais branchée de partout. J’ai été mise dans un coma artificiel pendant dix jours et entretenue avec des seringues partout, des poches de sang. Merci à ceux qui ont donné, parce que c’est ce qui m’a sauvé la vie.
Sandra Jessu souligne également qu’il faut dépasser certains clichés aujourd’hui :
Le don de sang n’a pas d’impact sur la vie. On vit très bien après, il n’y a aucun changement. Le sang est analysé, on est loin des années où l’on utilisait une seule seringue pour plusieurs personnes. Maintenant, tout est stérilisé. La médecine a beaucoup avancé.
Pour plus d’informations sur le don du sang et les lieux de collecte, consultez le site de l’EFS : www.efs.sante.fr
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