Jean-Marc Massée lance un appel à l’aide pour sortir sa sœur, sans domicile fixe, de la rue

Par 07/09/2026 - 09:50 • Mis à jour le 07/09/2026 - 09:52

Depuis plusieurs années, Marcelle, 65 ans, vit dans la rue en Martinique, actuellement près de l'échangeur de Rivière-Salée. Son demi-frère, Jean-Marc Massée, l'a retrouvée par hasard en juillet dernier et se bat depuis pour lui venir en aide, malgré son refus de toute assistance.

    Jean-Marc Massée lance un appel à l’aide pour sortir sa sœur, sans domicile fixe, de la rue
Le 1er septembre 2026, Marcelle avait posé ses bagages au niveau de l'échangeur de Rivière-Salée @Morgane Garnier

C'est un cri de détresse d'un homme pour sortir sa sœur de la rue. Marcelle, 65 ans, erre depuis plusieurs années sur le territoire, sans domicile fixe. Nombreux sont ceux qui l'ont déjà croisée. Il y a une semaine encore, elle se trouvait au niveau de l'échangeur de Rivière-Salée, où elle avait installé ses affaires — sacs et caddies — le long de la chaussée. 

Son demi-frère, Jean-Marc Massée, 67 ans, n'avait plus de nouvelles d'elle depuis longtemps. C'est en empruntant cette route qu'il l'a croisée par hasard en juillet dernier.

Un appel à l'aide

Extrêmement touché par sa situation, il a lancé un appel sur ses réseaux sociaux pour lui venir en aide, de quelque manière que ce soit. Mais la tâche n'est pas simple puisqu'elle refuse toute assistance. Jean-Marc Massée est désemparé. Impossible de comprendre comment sa sœur a pu en arriver là :

C'est la question qui me fait mal. Et c'est là que j'ai mal, pour elle et pour nous. C'est quelque chose de très dur de voir sa sœur sur le bord de la route. Maintenant, elle s'est résignée, et on dirait qu'elle ne veut pas s'en sortir. Elle ne veut pas sortir de là.

Archive de Marcelle lors du carnaval. Crédits : Jean-Marc Massée

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, Marcelle est suivie par plusieurs structures : le Centre communal d'action sociale de Rivière-Salée, le dispositif d'aide à la coordination de l'Agence régionale de santé, ou encore l'équipe mobile de psychiatrie et de précarité (EMPP) du Centre hospitalier Maurice-Despinoy. Gaël Mirédin, infirmier de l'EMPP, précise :

On a pu rentrer en contact avec le médecin de ce qui était déclaré pour cette dame, puisqu'il y a aussi des problèmes somatiques. Les soins évoluent de manière positive. Il y a une continuité des soins qui est assurée.

Un refus d'hébergement

Pour autant, côté hébergement, c'est une autre affaire. Thierry Labbé, cadre coordinateur des équipes de maraude du Samu social, explique :

Elle n'accepte pas de rentrer dans des dispositifs d'hébergement tels que le propose le 115 et le SIAO, ni le Samu social. On ne peut pas contraindre, obliger ces personnes à entrer dans un dispositif déjà existant, la loi nous l'interdit. Et si la famille n'a pas les moyens de faire levier, c'est le statu quo.

Selon l'EMPP, Marcelle est cohérente, orientée dans le temps et dans l'espace. L'hospitalisation psychiatrique sous contrainte n'est donc pas requise pour l'instant. Elle continue d'être suivie par les différentes structures, et la solidarité de tous reste de mise.

À ÉCOUTER L'entretien complet de son frère, Jean-Marc Massée.


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