Le Robert : réunion entre Félix Mérine et le collectif anti-sargasses pour éviter de nouveaux blocages
Face à l’exaspération des habitants et après quinze ans de crise sanitaire, le nouveau maire du Robert a rencontré le collectif anti-sargasses ce jeudi 9 avril. Pour rompre avec des années d'impuissance, l’édile s'engage désormais à suivre les préconisations des sinistrés en adaptant les infrastructures de collecte sur le terrain.
Ce jeudi 9 avril, le collectif anti-sargasses a rencontré pour la première fois le nouveau maire du Robert, Félix Mérine.
L’impasse des algues brunes
Cette discussion vise à prévenir de nouveaux blocages, à l'image de ceux survenus en mars dernier : une réunion à la CTM, organisée sans le collectif, avait alors provoqué la colère de ses membres.
Depuis maintenant quinze ans, la commune subit de plein fouet l'échouement de ces algues. L'explication scientifique de leur provenance oscille entre la mer des Sargasses, au nord-est des Antilles, et l'embouchure de l'Amazone, au sud.
Les conséquences de la dégradation des plages, des habitations et des équipements électroménagers sont de plus en plus marquées. Récemment, le collège Robert 3 a dû fermer ses portes en raison d'un air devenu trop toxique.
Changement de méthode immédiat
Conscient du calvaire des administrés, Félix Merine prône une rupture avec les méthodes passées :
Aujourd'hui, nos barrages sont des barrages bloquants, mais ils souhaitent mettre en place un barrage déviant. Il n'y a aucun problème, nous allons le faire. Dès demain, je me rendrai sur place avec les intéressés pour qu'ils m'expliquent précisément comment ils conçoivent ces barrages. Ce sont eux qui souffrent. Moi aussi, je subis la situation à Pointe Savane, mais je vous assure qu'ils sont durement impactés. Je suis catégorique : nous allons les suivre, puisque les barrages sont déjà là. Cela ne coûte rien, alors nous allons agir. Ils me disent que la situation n'a pas changé depuis 11 ans ; s'ils veulent du changement, nous allons changer de méthode. J'espère que l'État, le GIP et Cap Nord vont nous soutenir. Il est impératif de remblayer avec de la caillasse derrière les habitations des zones touchées. Cela permettra aux camions et aux pelles mécaniques d'accéder au site pour retirer la sargasse qui déchire les filets et finit par s'échouer. En effet, on pose des filets, mais la sargasse arrive tout de même sur les rivages.Il faut passer à autre chose aujourd'hui : aménager ces accès pour que les camions puissent extraire les algues. Tant qu'elles s'échouent, nous resterons en mode dégradé, et il est inacceptable que les habitants subissent ces odeurs nauséabondes.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





