Trois jeunes filles auraient été agressées sexuellement au Lycée Nord Caraïbe
Hier (mardi 26 mai), trois jeunes filles du lycée Nord Caraïbe auraient été agressées sexuellement par leurs camarades, pendant leur pause déjeuner. Des plaintes ont été déposées ce mercredi (27 mai).
C’est le choc ce mercredi (27 mai) au lycée Nord Caraïbe de Bellefontaine. Hier (mardi 26 mai), trois jeunes filles scolarisées en classe de seconde auraient été agressées sexuellement par trois de leurs camarades, pendant leur pause de midi. Les trois garçons soupçonnés, ont l’interdiction de pénétrer dans l’établissement à titre conservatoire. L’un d’eux serait déjà exclu, mais aurait eu l’autorisation d’accéder aux locaux pour passer ses examens.
Le frère d’une des trois victimes est venu chercher sa petite sœur ce matin (27 mai), devant le lycée. Il vient d'apprendre ce qu'elle a vécu et nous raconte ce qu'elle lui a confié :
Ces trois jeunes hommes les ont isolées dans des vestiaires, qui se situent non loin d'une salle de cours. Des vestiaires qui sont censés être fermés et ouverts que par des surveillants.
Des faits présumés d'attouchements sexuels
L'adolescente aurait été touchée au niveau de la poitrine, selon ses déclarations. Des plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées contre les trois jeunes hommes. Les parents nous ont également indiqué qu'ils déposeraient plainte contre l'établissement.
Ils estiment n'avoir pas été prévenus assez tôt et pointent du doigt un manque de sécurité au sein du lycée :
Personne n'a eu le courage et la diplomatie d'appeler les parents, pour nous rendre compte des faits qui se sont passés. Donc, je me suis présenté à l'établissement pour demander des comptes à la direction. Je trouve triste que des jeunes hommes arrivent à imposer ce genre d'actes à des jeunes femmes, mais je trouve encore plus triste que le lycée ne prévienne ni les forces de l'ordre, ni les parents.
D'après le rectorat, les trois victimes ont été entendues hier soir par la CPE, l’infirmière scolaire et la proviseure. Cette dernière, aurait décidé de ne pas prévenir les parents pour respecter la volonté des jeunes filles.
La gendarmerie n'a pas été immédiatement contactée non plus. Reçus ce matin, certains proches des victimes présumées auraient menacé la proviseur, toujours selon le rectorat. Les gendarmes sont intervenus pour les faire sortir et la cheffe d'établissement envisage de porter plainte.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





