Après l’enlèvement du président Nicolas Maduro, les appels à la désescalade se multiplient en Martinique
Ce samedi (3 janvier), l’armée américaine a enlevé le président en exercice du Venezuela Nicolas Maduro ainsi que sa femme Cilia Flores, afin de les exfiltrer vers les États-Unis. Depuis, les appels à la désescalade se multiplient en Martinique.
La nouvelle a fait le tour du monde. Ce samedi matin (3 janvier), l’armée américaine a mené une opération au Venezuela, au cours de laquelle le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés et exfiltrés vers les États-Unis. Cette intervention provoque de vives réactions au sein de la communauté internationale, mais aussi en Martinique, de la part des élus et des organisations syndicales.
La Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) s’est exprimée dans un communiqué appelant « à la désescalade et à la primauté des voies diplomatiques ». Si elle rappelle que « la lutte contre les trafics illicites doit être menée avec détermination », elle dénonce en revanche la méthode américaine, qui « instrumentalise cette lutte pour justifier des stratégies de confrontation militaire unilatérales ».
Le président du conseil exécutif de Martinique, Serge Letchimy, a fait part de sa « vive préoccupation » quant aux conséquences pour les populations civiles :
Le narcotrafic est un poison qu’il faut combattre, mais jamais au détriment du droit ni de la sécurité des civils. Derrière chaque décision, il y a des familles qui aspirent à vivre en paix.
Les organisations politiques et syndicales dénoncent l’intervention
Dans un communiqué, le PKLS (Pati Kominis Pou Lendependans ek Sosyalizm) condamne fermement « l’agression des États-Unis contre le peuple vénézuélien », et notamment les bombardements sur la capitale Caracas. Le parti alerte sur la proximité géographique du Venezuela qui « expose directement notre peuple à de réels dangers ».
Même son de cloche du côté de l'organisation politique Combat Ouvrier, qui estime que « l’impérialisme américain cherche à imposer sa domination à l’échelle mondiale ». L'organisation met en garde contre les répercussions possibles pour d’autres pays d’Amérique latine, comme la Colombie ou le Mexique, et affirme que ce qui se joue aujourd’hui dans la Caraïbe, s’inscrit dans une dynamique de guerre globale.
Appels au respect du droit international
Le Comité Citoyen du Sud de Martinique rappelle, de son côté, que « l’usage de la force contre l’intégrité territoriale d’un État est interdit par la Charte des Nations Unies » et que la protection des civils constitue « une obligation internationale ».
L’organisation interpelle les parlementaires ultramarins de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique, afin d’exiger du gouvernement français :
• La condamnation de toute violation du droit international
• La défense de la paix et de la médiation au sein de l’UE et de l’ONU
• La protection des territoires caribéens face aux conséquences de ce conflit.
Enfin, le Groupe Révolution Socialiste (GRS) dénonce un acte visant « à provoquer une guerre civile au Venezuela ».
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