Un carnaval sous haute sécurité à Pointe-à-Pitre, une semaine après le meurtre d'Anthony Sarazin
Une semaine après le meurtre d’Anthony Sarazin, 18 ans, lors du premier défilé du carnaval, les autorités ont renforcé la sécurité ce dimanche 11 janvier à Pointe-à-Pitre. Plus de 200 agents ont été mobilisés pour assurer la sécurité des carnavaliers et du public.
Un carnaval sous haute surveillance à Pointe-à-Pitre. Une semaine après le meurtre d'Anthony Sarazin, 18 ans, tué en pleine rue en marge du premier défilé carnavalesque le 4 janvier 2026, l’État avait prévenu : la sécurité serait renforcée. Ce dimanche 11 janvier, un dispositif exceptionnel a été déployé sur le parcours à Pointe-à-Pitre.
Plus de 200 personnes mobilisées : policiers, gendarmes, agents privés, secouristes, bénévoles équipés de drones et hélicoptère. Jean-François Moniotte, sous-Préfet de Pointe-à-Pitre, explique les dessous de ces mobilisations au moment du défilé :
Nous avons renforcé les patrouilles mobiles sur l’axe Légitimus-Frébault-Place de la Victoire, ce qui est bien en place cet après-midi. Les secouristes sont également présents, ainsi qu’une quarantaine d’agents de sécurité. Actuellement, les drones de la police survolent Pointe-à-Pitre et, d’ici une heure, l’hélicoptère de la gendarmerie prendra le relais. Certains groupes ont commencé plus tôt, nous allons donc suivre leur progression toute la soirée. Comme l’a rappelé le préfet, le créneau officiel est de 15h à 20h, avec une tolérance pour permettre aux groupes de rentrer vers 21h. Nous veillons à assurer la sécurité des spectateurs et des carnavaliers.
Un public fidèle
Au cœur de cette sécurité renforcée, le regard du public reste important. Des habitués et passionnées venant chaque dimanche, et ce, malgré le contexte. Parmi elles, de nombreuses restent fidèles au rendez-vous. L'une d'entre elles a décidé de se placer juste en face d’un des escadrons de police, positionné place de la Victoire :
On a l’habitude de venir tous les dimanches, et on essaie de rester à l’extérieur des mouvements où l’on se sent un peu à l’étroit. On profite du carnaval pour faire ce qu’on a à faire, mais il y a moins de monde malgré la présence des forces de l’ordre.
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