91 postes d'enseignants menacés de suppression en Guadeloupe à la rentrée 2026

Par 30/01/2026 - 05:50

Le gouvernement veut supprimer des milliers de postes dans l'Eduction nationale à la rentrée de septembre 2026. En Guadeloupe, 91 équivalents temps plein sont concernés. Les organisations syndicales ne décolèrent pas.

    91 postes d'enseignants menacés de suppression en Guadeloupe à la rentrée 2026

Après la polémique autour des suppressions de postes dans l’Éducation nationale, le gouvernement fait marche arrière… mais seulement en partie.

Lundi, en comité social d’administration, les syndicats ont découvert les chiffres pour la rentrée 2026 : plus de 4 000 postes supprimés dans le premier et le second degré, bien au-delà des prévisions budgétaires.

Une annonce qui a immédiatement suscité la colère des organisations syndicales. Sous la pression, le ministère de l’Éducation a revu sa copie. Un nouveau document, transmis hier (mercredi 28 janvier 2026), prévoit finalement le maintien de 800 postes au niveau national.

En Guadeloupe, l’inquiétude demeure. Selon les syndicats, l’académie devrait malgré tout perdre 91 postes. Eddy Ségur, secrétaire général de la FSU Guadeloupe, estime que la situation de l'Archipel nécessite au contraire des recrutements supplémentaires :

Je rappelle tout simplement qu'au départ, il devait y avoir 17 fermetures dans le premier degré. Il y en a encore plus que 14. Et nous aurions dû avoir 87 fermetures dans le second degré. Nous passons seulement à 77. Mais en réalité, vu la situation et vu les indicateurs de position sociale dans notre département, nous aurions dû être classés en éducation prioritaire et nous aurions dû avoir des créations de postes plutôt que des fermetures de postes, notamment pour faire les dédoublements de classes en grande section, en CP et en CE1. Et puis faire de telle façon que les divisions, notamment en collège, ne dépasse pas 24. Et ça ne sera pas le cas, malheureusement

Mobilisation le 3 février prochain

Le léger recul du gouvernement n’apaise pas la colère des organisations syndicales. Et à une semaine de la grève du 3 février, les syndicats se disent encore plus mobilisés.

Une grogne qui enfle pour de multiples raisons :

Nous aurons 91 fermetures de postes, 14 dans le premier degré et 77 dans le second degré. Ça veut dire tout simplement que les conditions de travail vont se dégrader. Ça veut dire tout simplement que les classes vont être plus surchargées qu'elles ne le sont aujourd'hui. Ça veut dire aussi que nous n'aurons pas les moyens de faire face à toutes les difficultés que nous rencontrons dans les établissements. Ça veut dire que les problèmes de violences récurrentes, le problème d'échec scolaire, tout cela ne va pas être résolu. Je rappelle tout simplement qu'aux évaluations nationales, nous avions nos établissements qui étaient au-dessous des niveaux nationaux. Nous avons dû profiter justement de cette baisse d'effectifs pour renforcer l'ensemble des dispositifs.


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