4ème édition du salon "Nos Talents Mis en Lumière" : quand le savoir-faire transcende le handicap
Ce vendredi 6 mars, la place de la Victoire a vibré au rythme de la 4ème édition du salon « Nos Talents Mis en Lumière ». Entre créativité et inclusion, une trentaine d’exposants ont mis à l’honneur le savoir-faire des personnes en situation de handicap pour briser les préjugés et célébrer le bien-être.
Mettre en lumière les talents en situation de handicap. C’est tout l’enjeu de la 4ᵉ édition du salon « Nos talents mis en lumière » basé ce vendredi matin 6 mars 2026 sur La place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre.
Un événement ouvert au public qui valorise les compétences et les savoir-faire de professionnels, autodidactes ou passionnés en situation de handicap.
Le pari réussi de Charynn Leon Prosper
C'est pour répondre à ses propres besoins de santé que Charynn Leon Prosper a imaginé sa marque d'huiles artisanales "O'Essencia", comme elle l'explique avec émotion :
Je suis atteinte de handicap invisible, la drépanocytose. C'est la première maladie génétique au monde. Je suis souvent amenée à être hospitalisée. C'est grâce à des amis et des collègues que je me suis lancée. Parce qu'il y a cinq ans, j'ai commencé à prendre soin de mon corps et de mes cheveux, puisque j'ai eu des soucis de santé grave et ma peau commençait à s'abîmer, mes cheveux aussi, à cause du manque de fer et les hospitalisations répétées. Donc, j'ai commencé à faire mes produits maison. Un beau jour, une collègue m'a dit : "fais des produits pour moi, parce que vraiment, ça t'a réussi". D'autres collègues ont essayé, ont aimé et comme ça, elles m'ont dit que je devrais me lancer. C'est ce que j'avais fait. Je me suis lancée il y a un an et demi et aujourd'hui, me voilà avec ma marque. Il faut sauter le pas. Il faut laisser la peur de côté. Beaucoup de gens m'ont demandé si ça pourra aller avec ma maladie. C'est sûr que ce n'est pas évident, mais si on peut faire quelque chose qui nous rend heureux et qui nous fait du bien, il faut le faire les yeux fermés.
Cette année, le salon a mis l’accent sur la santé mentale et le bien-être pour tous. Une trentaine d’exposants étaient présents, en situations de handicap ou pas , des animations, des dégustations et une table ronde sur l’inclusion. Cette 4ᵉ édition a été parrainée par l’artiste engagée Swé.
L'événement ouvert au public valorise les compétences et les savoir-faire de professionnels, autodidactes ou passionnés en situation de handicap.
Quand le talent dépasse le handicap
Nici Harris est chargée des projets inclusives au SERAC, une association à but non lucratif qui lutte au quotidien pour l'intégration des sourds, des malentendants et des travailleurs handicapés.
Selon elle, l’enjeu majeur reste de briser les barrières psychologiques et les idées reçues :
On montre tous types de talents : des artisans, artistes, cuistots, créateurs et créatrices, tout ce que l'on peut imaginer. Nos talents que nous avons sur place, ils n'osent pas se montrer. Ils pensent que ce qu'ils font n'est pas super, parce que certains disent souvent que si tu es en situation de handicap, tu ne sais pas faire. Quand a commencé la première fois le salon, c'était vraiment pour dire que si vous trouvez c'est bien, allez le montrer. Et le retour était génial. Pour la première fois, ils ont eu un retour d'un public pas forcément concerné, qui a trouvé qu'ils faisaient des choses magnifiques. Tout ça leur a permis de reprendre confiance en eux et de se dire qu'ils ne vont pas s'arrêter mais plutôt continuer. Jusqu'à maintenant, ça va très bien.
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