Du sursis et une amende de 2000 euros requis en appel pour Gaby Clavier pour des menaces contre Gérard Cotellon

Par 28/01/2026 - 13:08 • Mis à jour le 28/01/2026 - 13:08

Les réquisitions confirmées en appel pour le secrétaire général de l’UGTG Gaby Clavier ce mardi 27 janvier. La mise en délibéré a été décalée le 31 mars pour le syndicaliste.

    Du sursis et une amende de 2000 euros requis en appel pour Gaby Clavier pour des menaces contre Gérard Cotellon

Ce mardi 27 janvier, les réquisitions ont été confirmées pour le syndicaliste de l'UGTG, Gaby Clavier, devant la cour d'appel de Basse-Terre où il était jugé à l'intérieur du CHU de Guadeloupe pour menaces de mort proférées en juin 2022 envers l'ancien Directeur de l'Hôpital, Gérard Cotellon.

Le prévenu devra attendre le 31 mars 2026 pour savoir si les trois mois d'emprisonnement avec sursis et les amendes prononcés à son encontre sont retenus ou non. Maître Frédéric Hodebar, avocate de Gérard Cotellon, estime que les menaces étaient réelles :

Les réquisitions ne correspondent pas toujours à la décision de la Cour d'appel, mais je suis consolidé dans ce que je pensais au départ. Il n'y a pas eu de "menace de mort", mais la menace de mort est une infraction et la menace simple aussi. Il faut qu'elle soit réitérée, et elle l'a été. Cependant, je n'ai pas trouvé qu'il y avait un problème avec le créole. Je suis créolophone aussi. Moi, j'ai trouvé que les propos étaient simples, étaient lipides. C'était la défense qui le prétendait. Je n'étais pas d'accord avec ce qui était dit. Pour moi, il y avait un contexte et une menace. Les propos étaient violents, mais ils l'étaient parce que c'était lié au contexte. 

Des avis divergents sur des faits de menace

Cet avis n'est pas partagé par les avocats de la défense. Ces derniers plaident pour la relaxe. Un débat sur la traduction et l'interprétation du langage créole a notamment suscité un grand intérêt au sein de la cour. Le bâtonnier Roland Ezelin, un des quatre avocats de Gaby Clavier, revient sur cet épisode :

Je ne suis pas d'accord pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'on n'a pas mis tout ce que Gaby Clavier a prononcé. La deuxième, c'est que ce sont des propos en créole qui ont mal été traduits, ce qui explique que nous avons fait venir un docteur en créole pour expliquer un petit peu comment fonctionne la langue créole. La troisième, c'est que quand on regarde bien la façon dont les choses se sont déroulées, nous sommes en plein COVID. L'UGTG au CHU, mène un combat pour à la fois les salariés et la population guadeloupéenne, parce qu'elle n'est pas d'accord avec le système qui consiste à imposer aux gens une piqûre que l'on déclare être un vaccin. Et à partir du moment où on n'est pas d'accord, on l'exprime et on le dit.


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