Guy Losbar en faveur d’un « investissement massif » pour régler la crise de l’eau

Par 09/09/2025 - 12:27

Le président du conseil départemental invité dans Parlons Vrai, ce mardi 9 septembre, s’est dit en faveur d’une vaste restructuration de la gestion de l’eau en Guadeloupe, qui passerait par un investissement qui permettrait 50 millions d’euros de travaux annuels.

    Guy Losbar en faveur d’un « investissement massif » pour régler la crise de l’eau

Guy Losbar rejoint le camp des élus qui plaident pour une attitude volontariste sur le dossier de l’eau afin de cesser le plus vite possible le naufrage de l’actuelle gestion de l’eau. Pour cela, il envisage trois axes. D’abord l’argent. Le président du département estime qu’il faut emprunter une grosse somme d’argent afin d’accélérer et réguler le rythme des travaux.

Il faut vraiment intensifier les investissements. Avec un prêt conséquent de 60 ans qui nous permettrait de faire les travaux nécessaires à la réparation des réseaux. En récupérant l’eau produite, on peut mettre en place une facturation effective afin que l’eau paie l’eau.

Par ailleurs, il préconise de décorréler la gestion de toute action publique. L’idée est que les élus ne soient plus impliqués dans la structure de gestion.

Quand il n’y a pas d’électricité, les usagers n’en appellent pas à la responsabilité du maire. Or, il y a encore cette proximité sur l’eau et c’est un souci car cela entache la crédibilité de l’État, des maires et des présidents de collectivité.

En finir avec l’instabilité française

Autre dossier important pour Guy Losbar, la chute du gouvernement de François Bayrou et la nouvelle instabilité politique française. Après avoir rappelé qu’en tant que président du conseil départemental, il a déjà connu sept ministres des outre-mer, Guy Losbar souligne l’importance d’en venir à une domiciliation du pouvoir, dossier sur lequel il a déjà montré sa volonté d’avancer vite.

On ne peut rien mettre en place dans la cohérence avec cette instabilité. Or, nous avons des sujets importants tels que la sécurité ou les sargasses. Face à cela il nous faut un pouvoir normatif au local. Je rappelle que protéger notre territoire n’est pas un luxe.

Cependant, avancer sur ce sujet nécessite aussi un certain calme gouvernemental, car cette évolution nécessite l’accord de l’État. Un accord difficile à arracher quand pointe à l’horizon une mobilisation nationale de grande ampleur.

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