Violences au Lamentin : de la prison ferme pour les deux prévenus

Par • Mis à jour le 12/05/2016 - 19:26

Interpellés dans le conflit qui avait créé un climat tendu au Lamentin le vendredi 6 mai 2016, deux jeunes âgés d'une trentaine d'années comparaissaient au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre mercredi. Ils ont écopé de 12 et 18 mois de prison ferme.

    Violences au Lamentin : de la prison ferme pour les deux prévenus
Ils avaient mis sous tension la commune du Lamentin. Interpellés rapidement, deux hommes âgés d'une trentaine d'années ont été présentés en comparution immédiate ce mercredi au palais de Justice de Pointe-à-Pitre.

Les prévenus devaient répondre d'actes violence sur d'autres jeunes. Le vendredi 6 mai 2016, une dispute éclate entre les futures victimes et la sœur d'un des prévenus à la résidence Crane (Lamentin).

Son objet : un scooter présumé volé. Le frère s'interpose, le ton monte. Selon les mis en cause, un fusil a été sorti au moment du différend. Les prévenus seraient donc partis chercher à leur tour une arme pour en découdre.

Un seul coup de feu aurait été tiré en l'air, sans faire de victime. Néanmoins, des coups de poings ont été donnés et des menaces au couteau ont été proférées.

A la barre ce mercredi, un des deux prévenus a tenté de justifier ces actes, en vain : "Ils ont commencé, c'est normal que l'on se défende". Sans tarder, le juge s'est manifesté pour lui faire entendre raison :" Ici ce n'est pas le far west ! Ce n'est pas ainsi qu'on règle les problèmes, au contraire on porte plainte !"

D'autant plus qu'un des jeunes agressés est unijambiste. Comment aurait-il pu prendre la fuite devant des armes à feu ?

Ces tensions sont récurrentes dans cette résidence du Lamentin. Pour rappel, deux gendarmes ont été blessés en tentant de calmer le jeu ce soir-là. Selon l'avocat de la défense, c'est au niveau du suivi de ces jeunes que les autorités doivent intervenir :"Il faut apprendre à s'aimer. Accompagnons ces jeunes en manque de repères au lieu de les emprisonner", a-t-il lâché.

Mais même après ce cri du cœur, le tribunal aura été sans appel. Il a condamné les prévenus à 12 et 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.