Un maçon-carreleur condamné à 18 mois de prison ferme pour harcèlement de son ex-compagne au Gosier

Par 21/03/2026 - 07:29 • Mis à jour le 21/03/2026 - 09:09

Jugé en comparution immédiate ce vendredi 20 mars, un artisan de 47 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme pour le harcèlement obsessionnel de son ex-compagne au Gosier. Déjà connu pour des faits similaires, l'homme a été placé sous mandat de dépôt à l'issue de l'audience.

    Un maçon-carreleur condamné à 18 mois de prison ferme pour harcèlement de son ex-compagne au Gosier

Ce vendredi 20 mars, un maçon-carreleur de 47 ans, Sandro F., a été présenté en comparution immédiate pour le harcèlement sévère de son ex-compagne au Gosier.

Un profil de récidiviste

Déjà incarcéré en 2020 pour des faits similaires de violences et de séquestration sur d’anciennes partenaires, l’homme a de nouveau sombré dans une dérive obsessionnelle. Sa nouvelle cible est une femme à qui il avait proposé de réaliser des travaux ces derniers mois.

Une relation s’était installée au fil du chantier, l’artisan finissant par proposer ses services gratuitement avant que la victime ne décide de prendre ses distances, un refus qu'il n'a jamais accepté.

Le harcèlement s'est alors intensifié de manière alarmante. En plus de passer une quinzaine d'appels par jour, l’homme utilisait des messages éphémères pour effacer ses traces et n'hésitait pas à contacter l’entourage proche de la victime, de ses frères et sœurs jusqu'à sa fille résidant au Canada.

Une victime terrorisée

Même l’infirmière à domicile, venue soigner la grand-mère de la plaignante, a été interpellée et interrogée de force dans la rue. À la barre, la victime a exprimé sa terreur : « Je suis à bout, je crains pour ma vie », a-t-elle déclaré en pleurs, expliquant qu'il la suivait partout.

Outre les pressions psychologiques, le prévenu s'en est pris aux biens de la victime. Il a dérobé des objets à forte valeur sentimentale, comme des albums de famille, plutôt que des appareils de valeur marchande.

Des actes de sabotage ont également été relevés : citernes d'eau dégradées, serrures cimentées ou encore liquide rougeâtre répandu devant la porte. Si l'homme a nié une partie des faits, le tribunal a jugé les coïncidences troublantes et l'expert psychiatre a confirmé une réelle dangerosité.

Mandat de dépôt immédiat

Pour expliquer son besoin constant d'affection, Sandro F. a évoqué son abandon par sa mère à l'âge de 12 ans. Un argument qui n'a pas suffi à convaincre les juges face à la gravité de la récidive.

Le tribunal a finalement prononcé une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire.

Les 18 mois de prison ferme sont assortis d'un mandat de dépôt immédiat, ainsi qu’une obligation de soins mentaux et une interdiction stricte de contact à sa sortie.


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