Au procès de l'artiste Blow, Emmanuel Macron ne se constitue pas partie civile

Par 26/03/2026 - 09:44 • Mis à jour le 26/03/2026 - 09:54

Coup de théâtre au procès de François Moulin. Visé par une plainte du Président de la République concernant une de ses créations, l'artiste Blow a eu la surprise de découvrir qu'Emmanuel Macron ne s'était pas constitué partie civile.

    Au procès de l'artiste Blow, Emmanuel Macron ne se constitue pas partie civile

Le procès de François Moulin alias Blow aura-t-il lieu ? Alors que les parties étaient convoquées ce jeudi matin (26 mars 2026) au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, le président a lu un courrier d'Emmanuel Macron datant du 16 mars dernier.

Dans cette missive, le Président de la République indique qu'il ne se constitue pas partie civile malgré sa plainte initiale. Une annonce qui a surpris toute l'assistance.

Maître Eddy Arneton, avocat de Blow, a réagi à ce coup de théâtre :

On se retrouve avec un dossier dans lequel on a le Président de la République, Emmanuel Macron, qui, dans une plainte qui ne fait qu'une seule page, a mobilisé finalement des enquêteurs, a mobilisé le parquet, le parquet a jugé bon, finalement, de poursuivre dans ce dossier. On se retrouve aujourd'hui avec une affaire dans laquelle monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, qui entend faire la censure de l'art Guadeloupéen, ne se présente pas et ne se constitue pas partie civile

Les avocats de la défense ont par ailleurs déposé plusieurs requêtes auprès du tribunal :

Nous avons déposé des écritures. Mon confrère, maître Patrice Tacita, a déposé une QPC (Question prioritaire de constitutionnalité). Nous avons déposé des conclusions de nullité et madame la Procureure de la République a demandé un délai pour préparer sa défense

Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre, a demandé une suspension d'audience d'une heure pour étudier les requêtes de la défense. À ce stade, une forte incertitude pèse sur la suite du procès qui pourrait reprendre un peu après 10 heures.

Pour rappel, l'audience a déjà été renvoyée à deux reprises. L'artiste Blow et deux autres prévenus sont poursuivis pour avoir exposé un tableau représentant Emmanuel Macron décapité, le crâne tenu à bout de bras.


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