L'affaire "Thierry Lambert" contre ses locataires est appelée au tribunal
L’affaire avait fait grand bruit à Lamentin, fin 2023. Des locataires avaient vu leur maison encerclée par une foule de manifestants. Les occupants de la maison avaient dû fuir en pleine nuit avec l’aide des gendarmes vu la tension sur place. Le propriétaire ainsi qu'une coprévenue sont ce vendredi (24 avril) convoqués devant la juridiction correctionnelle pointoise, poursuivis pour « Manœuvre, menace, propagande, dégradation et vol en réunion ».
L'homme avait été filmé avec sa compagne et ses enfants, dans les bois à Noël 2023 et la vidéo avait ensuite été partagée sur les réseaux sociaux. Il dénonçait une injustice liée à l’occupation de sa maison par des gens qui selon lui ne payaient pas le loyer.
Une grande mobilisation avait alors été organisée. Hors il s’agissait d’un simple litige entre bailleur et locataires. Ces derniers se plaignaient de travaux non réalisés et une éventuelle insalubrité, d’où l’arrêt des paiements et une mise sous séquestre des montants auprès de la Justice.
Un litige entre particuliers
Mais une centaine de personnes attisées par certains termes utilisés s’était réunie devant l'habitation, aux côtés de Thierry Lambert pour déloger les occupants. Chose faite puisqu’ils ont dû être exfiltrés de nuit par les gendarmes, en laissant toutes leurs affaires sur place.
Quelques mois plus tard, Thierry Lambert ainsi que le leader du LCDM avaient été placés en garde à vue. Mais aujourd’hui vendredi, le propriétaire et sa coprévenue sont convoqués seuls devant le juge. La famille chassée compte demander des réparations car ils avaient ce soir-là tout perdu : meubles, bijoux et autres après l’intrusion d’une foule en colère.
Des dédommagements importants
Les prévenus doivent, sous réserve de renvoi demandé, répondre de « manœuvre, menace, voie de fait, contrainte, propagande en faveur de la violation d’un domicile, vol en réunion et dégradation ». Le préjudice matériel et moral pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros selon l’avocat des victimes qui vivent depuis dans l'hexagone.
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