Affaire Thierry Lambert : 3 à 6 mois de sursis requis, le délibéré fixé au 1er juillet

Par 24/04/2026 - 12:46 • Mis à jour le 24/04/2026 - 15:28

Poursuivis après l'exfiltration violente de leurs locataires à Lamentin, Thierry et Maud Lambert ont fait face ce vendredi (24 avril) aux réquisitions du parquet : jusqu'à 6 mois de sursis et 600 000 € de préjudice civil demandés. Très isolés à l'audience, les époux attendent le délibéré fixé au 1er juillet 2026. Ils n'ont pas souhaité s'exprimer à l'issue.

    Affaire Thierry Lambert : 3 à 6 mois de sursis requis, le délibéré fixé au 1er juillet

Le dénouement judiciaire est proche pour Thierry Lambert et son épouse.

Ce vendredi matin (24 avril), le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre a requis des peines de 3 à 6 mois de prison avec sursis, assorties d’amendes de 500 à 1 000 €, à l’encontre du couple de propriétaires du Lamentin.

Lire aussi : L'affaire "Thierry Lambert" contre ses locataires est appelée au tribunal

Le tribunal rendra sa décision finale le 1er juillet prochain. Ce procès fait suite au violent litige privé de fin 2023 où des locataires, pris pour cible par une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, avaient dû être exfiltrés en pleine nuit par les gendarmes pour échapper à la foule.

Des prévenus isolés

Poursuivis pour manœuvre, propagande, dégradation et vol en réunion, les époux Lambert se sont présentés à la barre sans avocat et sans le soutien des collectifs qui les entouraient à l’époque.

Durant l’audience, le juge a pointé la mauvaise foi de Thierry Lambert, qui a souvent répondu à côté des questions.

Le couple a tenté de justifier ses actes par le conflit locatif, sans réellement reconnaître les infractions pénales.

Le Parquet a fermement rappelé qu’on ne se fait pas justice soi-même, dénonçant une vindicte populaire qui aurait pu dégénérer.

Un enjeu financier de plus de 600 000 euros

Si les peines de prison demandées restent avec sursis, le choc financier pourrait être total pour les bailleurs.

La partie civile compte réclamer 629 000 € de dédommagements pour des victimes qui ont tout perdu : emploi, honneur et domicile, vivant aujourd’hui en mobile-home dans l’Hexagone.

Me Alain Roth, avocat des parties civiles, a fustigé une manipulation de l’opinion, révélant que le couple n'était pas dans la précarité annoncée peu avant l'affaire.

En prévision du jugement, la maison des époux Lambert a déjà été hypothéquée à hauteur de 200 000 € :

Depuis le début, cette procédure n'est que manipulation. Monsieur Lambert a clamé devant toute la Guadeloupe qu'il était pauvre, alors que j'ai découvert qu'ils ont vendu un bien en Alsace pour 205 000 €, à peine trois mois avant. Ils sont certainement plus riches que moi, pourtant ils prennent la population à témoin de leur prétendue précarité. C'est lamentable et honteux. Mes clients, eux, ont tout perdu. Le préjudice s'élève aujourd'hui à 629 000 €. Ils ont perdu leur emploi, leur honneur, et vivent désormais comme des parias dans des mobile-homes dans l'Hexagone. Cette procédure a trop duré : trois ans, ce n'est pas acceptable. Les biens auraient dû être récupérés en huit jours ; quatre ans plus tard, rien n'est fait. Six mois de prison avec sursis, c'est la moindre des choses. Quant aux intérêts civils, c'est l'arroseur arrosé, puisque nous avons désormais hypothéqué la maison des époux Lambert à hauteur de 200 000 €. C'est une affaire révoltante, sur fond de connotation raciale.


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