Le procès de l'artiste "Blow" pour son tableau d'Emmanuel Macron s'ouvre ce jeudi

Par 26/03/2026 - 05:00 • Mis à jour le 26/03/2026 - 11:40

C’est un procès attendu, celui du tableau représentant le président de la République décapité et exposé l’an dernier au centre des Arts. Après 2 renvois, l’audience doit normalement se tenir aujourd’hui jeudi (26 mars). Sont convoqués sur le banc, trois prévenus dont l’artiste « Blow » à l’origine de l’œuvre. Et en partie civile, Emmanuel Macron représenté par un avocat parisien.

    Le procès de l'artiste "Blow" pour son tableau d'Emmanuel Macron s'ouvre ce jeudi

Les chefs de prévention retenus sont la « provocation publique et directe, non suivie d’effet à commettre un crime » ainsi que « la complicité ». 

Des faits qui remontent au 17 janvier 2025, lorsque le tableau en question représentant la tête du président, décapitée et brandie en l'air avait été exposé, parmi d’autres, sur le site en chantier du centre des arts. 

Plusieurs plaidoiries attendues 

Emmanuel Macron avait alors déposé plainte et c’est son avocat Maître Jean Ennochi qui a pris le dossier en main et devrait le représenter en partie civile. En défense, une multitude de conseils, dont certains bien connus aux Antilles comme Maître Arneton et Edmond-Mariette de Martinique.

Le bâtonnier Germany de l'île soeur, Maîtres Tacita et Gélabale en Guadeloupe ou encore Juan Branco de Paris. 

Liberté d'expression ? 

Au centre des débats, l’artiste guadeloupéen « Blow » de son vrai nom François Moulin et deux autres mis en cause dont le commissaire d’exposition et l’organisateur de l’époque. Les débats s’annoncent d’ores et déjà tendus car rappelons que l’affaire a fait grand bruit, notamment en matière de liberté d’expression artistique. 

Plusieurs soutiens et collectifs se sont formés au fil des mois, on peut supposer qu’ils feront aussi le déplacement pour assister au procès. 

 


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