Agression d'Hans Nomertin en 2022 : une nouvelle procédure ouverte pour identifier la trentaine d'agresseurs impliqués
Près de quatre ans après la violente agression du Guadeloupéen Hans Nomertin et d'un jeune homme originaire de Mayotte en juillet 2022, à Verzeille (Occitanie), une nouvelle procédure doit être ouverte afin d'identifier la trentaine d'individus impliqués dans les deux agressions. Un nouveau rebondissement dans l'affaire.
Rebondissement dans l'affaire Hans Nomertin. En juillet 2022, le Guadeloupéen avait été agressé lors d'une fête de village à Verzeille, a proximité de Carcassonne.
La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Montpellier a décidé de l'ouverture d'une nouvelle procédure pour identifier toutes les personnes qui ont pris part ou été complices des violences et injures aggravées à caractère raciste.
Le soir des faits, une foule d'une trentaine de personnes avait participé ou assisté au passage à tabac de Hans et un de ses amis Mahorais, les décrivant comme “les Noirs”.
Trois individus condamnés à du sursis en septembre 2024
Lors du premier procès en septembre 2024, seuls trois individus, dont un élu, avaient pourtant été condamnés à des peines avec sursis et des amendes, sans que la thèse raciale ne soit prise en considération. Un appel est d'ailleurs en cours les concernant.
L'enjeu pour Samuel Thomas, président de l'association Maison des Potes, qui s'est constituée partie civile dans ce dossier, est que le racisme soit enfin reconnu :
L'enjeu, c'est que pour ces 30-là, les mises en examen seront prononcées pour violences aggravées à caractère raciste, puisque c'est sur cette qualification-là qu'on a obtenu de faire ouvrir la nouvelle information judiciaire avec la complicité de violences aggravées à caractère raciste en amenant les éléments, soit par le fait que les gens ont participé au lynchage, au cri de : "c'est des Noirs, c'est des Noirs qui piquent". Nous, nous considérons que ça, ça permet d'obtenir la qualification de violences aggravées à caractère raciste. Et puis aussi parce qu'il y a eu tout un tas de termes qui ont été employés : "les négros", "la ratonnade", etc, qui démontrent un caractère raciste dans l'intention des auteurs et complices des violences.
Plusieurs éléments à charge
Le président de l'association Maison des Potes, qui s'est constituée partie civile dans cette affaire, considère que les éléments sont suffisants pour condamner tous les autres mis en cause, avec cette nouvelle procédure :
ll y a un certain nombre de personnes dans la procédure qui sont identifiées comme ayant soit participé au tabassage, soit aux menaces de mort. Donc, toutes ces personnes vont pouvoir être entendues et pouvoir être poursuivies. Donc, ça fait déjà quand même pas mal de monde facilement identifiable parce que c'est un petit village, qu'il y a peu d'habitants, et qu'il y avait peu de personnes qui portaient le T-shirt à la bannière du comité des fêtes. Et puis parce qu'il y a des journalistes qui, en janvier 2023, avaient recueilli des témoignages de personnes qui leur ont dit qu'un groupe WhatsApp dans lequel les uns et les autres ont revendiqué d'avoir fait une ratonnade. Donc tout ça, c'est des éléments qui vont pouvoir être exploités pour aller chercher les 30 qui ont participé au lynchage ou qui ont commis des menaces de mort.
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