Sécurité en Guadeloupe : le préfet annonce des États généraux avant la fin de l’année

Par 04/02/2026 - 06:58 • Mis à jour le 04/02/2026 - 08:44

Après la publication d’un arrêté encadrant la circulation des deux-roues durant la période carnavalesque, le préfet de Guadeloupe s’est exprimé en direct sur RCI. L’occasion de confirmer sa volonté d’organiser des États généraux de la sécurité afin d’aborder plus largement la question des violences sur le territoire.

    Sécurité en Guadeloupe : le préfet annonce des États généraux avant la fin de l’année
Thierry Devimeux, préfet de la Guadeloupe

Un arrêté préfectoral a été pris pour interdire la circulation des deux-roues motorisés dans les rues empruntées par les défilés et les déboulés carnavalesques. 

Cette interdiction s’appliquera du mercredi 4 février à 14h00 jusqu’au 19 février à 06h00, afin de sécuriser les rassemblements et limiter les risques d’incidents pendant les festivités.

VIDEO Les explications du préfet de la Guadeloupe

Des États généraux pour apaiser la société

Interrogé sur la situation sécuritaire en Guadeloupe, le préfet Thierry Devimeux a indiqué avoir été sollicité par plusieurs élus sur la tenue d’États généraux de la sécurité. Une initiative qu’il juge pertinente, au regard du climat actuel.

Je pense que c'est une excellente idée. J'ai d'ailleurs plusieurs élus qui m'ont interpellé sur le sujet. C'est intéressant parce que cette hyperviolence qui marque les esprits quand il y a des meurtres, en fait, elle s'appuie sur une société elle-même qui est violente.

Selon lui, c’est toute la société guadeloupéenne qui est concernée.

On parle de délinquance routière, on peut parler des violences faites aux femmes, on peut parler des violences intrafamiliales. Il y a tout un tas de violences qu'on retrouve au plus profond de la société et qui touche à peu près toutes les couches sociales.

Un calendrier qui reste à préciser

Pour le préfet, ces États généraux devraient permettre de réunir l’ensemble des acteurs concernés afin de réfléchir collectivement aux réponses à apporter.

Peut-être que la réflexion qu'il faut qu'on se pose tous ensemble, les élus, les associations, la population et puis bien sûr, les services de l'État, c'est comment on appréhende mieux cette violence interne à la société et comment on essaye de lutter contre ça ? Parce que si on apaise la société, il y aura moins de délinquance ultraviolente.”

Si le principe est acté, leur organisation devra toutefois tenir compte du contexte politique actuel.

Les états généraux, je trouve que c'est une très bonne idée, mais comme vous l'avez dit vous-même dans votre question, pour l'instant, nous sommes dans une période un peu compliquée puisque c'est une période électorale. Je pense qu'il faut laisser passer ce temps-là.


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