Affaire Kévin Audain : le procès d'Emmanuel Nazaire s'est ouvert ce mercredi à la cour d'assises de Basse-Terre

Par 04/02/2026 - 13:15 • Mis à jour le 04/02/2026 - 13:16

Accusé d'avoir mortellement blessé Kévin Audain, d'un coup de feu au thorax en octobre 2023, Emmanuel Nazaire fait face à ses juges. Si les faits découlent d'un litige matériel banal à Mare-Gaillard (Gosier), le procès doit encore éclaircir l'origine de l'arme et l'intentionnalité du geste. Le verdict est attendu ce jeudi.

    Affaire Kévin Audain : le procès d'Emmanuel Nazaire s'est ouvert ce mercredi à la cour d'assises de Basse-Terre

Ce mercredi (4 février 2026) s'est ouvert le procès d'Emmanuel Nazaire devant la cour d'assises de Basse-Terre. L'homme est accusé d'avoir blessé mortellement un homme avec lequel il avait eu une altercation à propos d'un compteur d'eau à partir d'un coup de feu le 21 octobre 2023 à Mare-Gaillard, au Gosier.

Un procès très suivi avec une salle d'audience comble. La victime, Kévin Audain étant très connue du quartier. Ce mercredi matin, le directeur d'enquête a procédé à sa déposition :

L'accusé, âgé de 20 ans à l'époque, est plus jeune de huit ans que l'homme décédé. La victime a été atteinte au thorax, une zone vitale du corps où la balle a fait des dégâts importants au niveau de l'estomac, du pancréas et de l'aorte de celle-ci. Ce sont les résultats de l'autopsie évoqués ce mercredi 4 février par le médecin légiste.

Plusieurs zones d'ombre

Quelques heures plus tôt, le directeur d'enquête était venu confirmer les dépositions des témoins et de l'auteur des faits lors de leurs interrogatoires : tout est parti d'un compteur involontairement endommagé par un ami de la victime avec son véhicule, un évènement qui s'est déroulé environ un mois avant les faits. Deux jours avant le drame, le compteur avait finalement été réparé.

Malgré la tension palpable, l’accusé, la victime et l’auteur des dégradations ont fini par se confronter lors d’une rencontre virulente. Cette altercation, marquée par des échanges d'une rare violence et des menaces physiques.

Au cœur du procès, deux zones d'ombre persistent et divisent les parties : l'origine de la possession de l'arme et le caractère volontaire ou accidentel du tir. De la résolution de ces incertitudes dépendront la qualification pénale des faits et le verdict final, attendu demain pour la clôture des débats.


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