Meurtre à Pointe-à-Pitre : un drame qui ravive le souvenir de la mort de Kimaël Ouikede

Par 06/01/2026 - 08:04 • Mis à jour le 06/01/2026 - 08:08

Le meurtre d'un jeune homme de 18 ans à Pointe-à-Pitre lors du lancement du carnaval 2026 ravive de mauvais souvenirs. Notamment celui du décès de Kimaël Ouikede, mineur de 16 ans tué en janvier 2025 à Pointe-à-Pitre, en marge d'une parade carnavalesque.

    Meurtre à Pointe-à-Pitre : un drame qui ravive le souvenir de la mort de Kimaël Ouikede

Deux jours après le drame survenu en marge du carnaval, qui a coûté la vie à un jeune homme âgé de 18 ans à l'entrée de la cité Henri IV sur le boulevard Légitimus à Pointe-à-Pitre, l'émotion est vive en Guadeloupe et les questions autour de l'organisation des déboulés sont nombreuses.

Lors d'une réunion organisée lundi après-midi (5 janvier 2026) à Pointe-à-Pitre, le préfet de Guadeloupe a demandé l'annulation de la a parade prévue dimanche prochain (11 janvier 2026).

Une situation qui rappelle celle survenue déjà en janvier 2025 après le meurtre d'un mineur.

Douloureux souvenir

C'était il y a près d'un an, le 13 janvier 2025, à l'occasion du carnaval, Kimaël Ouikede, 16 ans, était poignardé à mort à la rue Frébault (Pointe-à-Pitre). Le premier homicide de l'année 2025 en Guadeloupe.

Brigitte, la mère de Kimaël, a accepté de liver son sentiment, au lendemain du drame survenu lors du carnaval à Pointe-à-Pitre. Elle dénonce des faits de violences qui marquent l'archipel guadeloupéen :

Avoir entendu ce qu'il s'est produit dimanche soir lors du carnaval fait remonter des souvenirs et l'attente dans laquelle je suis. Le message que j'envoie, c'est d'arrêter cette violence, on n'en peut plus. Il y a encore des jeunes qui partent, et c'est toujours sous le coup des armes.

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Une enquête au ralenti

Depuis les faits, Brigitte Ouikede mène un combat pour l'arrêt de la violence, et un chemin vers la vérité pour que la mémoire de son fils soit honorée et que justice soit faite. Pour rappel, trois suspects, des complices présumés de l'auteur des faits, avaient été interpellés en avril 2025.

Sur l'enquête de mon fils, je n'ai pas trop d'avancées. Ce qui m'inquiète beaucoup, c'est de voir que les personnes qui lui ont ôté la vie sont encore dehors. Ma question, c'est : 'pourquoi le sont-ils encore ?'. Je n'ai pas encore les réponses à mes questions.

Avec un espoir, que cette spirale de la violence s'arrête enfin. 


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