Le Festival du Colombo fait mijoter le patrimoine guadeloupéen
Épices, transmission et saveurs étaient au rendez-vous ce samedi (25 juillet) sur le parking du Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre. La 6ᵉ édition du Festival du Colombo a réuni cuisiniers, artisans et visiteurs autour de ce plat emblématique de la gastronomie guadeloupéenne. Au-delà de la dégustation, l’événement célèbre un héritage culturel bien vivant, porté par les traditions indo-guadeloupéennes.
Au fil des stands du Festival, chacun est venu chercher une saveur, un souvenir, ou simplement le plaisir d’un bon colombo. Les épices parfument l’air, les saveurs éveillent les papilles et les visiteurs se laissent guider de stand en stand.
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Au Festival du Colombo, chaque recette raconte une histoire. Cette année, les visiteurs ne sont pas seulement venus déguster, ils sont aussi venus découvrir les secrets du massalé : ce mélange d'épices qui donne toute son âme au colombo. Karen a participé à cet atelier :
Mon père est d'origine Guadeloupéenne, moi je suis de la Guyane. Il le prépare, et de le voir en direct, c'est une forme de transmission qui est très appréciable. Je suis en train de filmer attentivement tous les ingrédients qu'il rajoute au fur et à mesure pour pouvoir le reproduire avec mes enfants et préparer notre colombo en Guyane.
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Chacun apporte ensuite sa touche. Ryan met à l'honneur des colombo généreux :
Je propose un colombo de cabri local et un Colombo de poulet local également. On propose aussi du moltani : des lentilles avec du giromon, mélangées avec de la sauce de cabri.
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Le festival est aussi l'occasion de montrer que le colombo peut se décliner sans perdre son identité. Annabelle et Sabrina revisitent ce grand classique :
Nous avons le colombo de crabe-terre, le colombo de tripes de cabri et le colombo de pois rouge, nous l’avons aussi végétarien.
Et si le colombo séduit toujours autant, c'est aussi grâce à son mélange d'épices dont la recette est partagée. Au-delà des recettes, c'est tout un héritage que ce Festival du Colombo entend préserver. C'est aussi faire vivre une part de l'histoire et de l'identité de la Guadeloupe. Les participants étaient ravis d’être présents :
C’est la deuxième fois que je viens. J'adore le Colombo, poulet ou cabri. Je suis venu parce que c'est la tradition du pays. Et on mange du colombo sur la plage, quoi de mieux ?
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