Protection animale : l'amendement qui autorisait à abattre les chiens errants à été retiré

Par 19/07/2026 - 13:53 • Mis à jour le 19/07/2026 - 13:54

La mesure avait suscité une vive polémique : mais le projet d'autoriser l'abattage de chiens errants dans les Outre-mer ne verra finalement pas le jour. L'amendement, qui avait été adopté par le Sénat le 02 juillet dans le cadre du projet de loi sur la souveraineté agricole, a été retiré le 16 juillet par la commission mixte paritaire.

    Protection animale : l'amendement qui autorisait à abattre les chiens errants à été retiré

L’amendement prévoyait qu'en dernier recours, les préfets de Guadeloupe, Martinique ou de Guyane puissent ordonner des opérations d'abattage après l'échec des captures et en cas d'attaques répétées contre des personnes ou des animaux. Une mesure qui avait suscité une vive opposition des associations de protection animale.

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C’est donc une victoire saluée par les défenseurs des animaux. Céline Sanlifilipo, Présidente de l’Organisation de protection des animaux de Guadeloupe, se ravie de cette décision :


C'est une très bonne nouvelle pour la protection animale de tous les départements d'outre-mer.

 

Une technique vivement critiqué par les associations, estimant que l'abattage ne constituait pas une réponse efficace au phénomène des chiens errants. Celine Sanlifilipo poursuit :


L'abattage systématique a déjà été testé dans d'autres pays, et ça ne fonctionne pas sur les populations canines errantes puisqu'elles se reconstituent. Et les gros risques, c'était bien évidemment l'utilisation d'armes à feu, dans un département qui est déjà enclin à la violence. Des abattages aléatoires et des débordements auraient pu arriver très vite, en plus de l’aspect moral et éthique.

 

Des solutions existent déjà pour endiguer le phénomène

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Selon Celine Sanlifilipo, "il y a beaucoup de solutions à mettre en place avant d'en arriver à cet extrême."

D’autres solutions existent en effet : l'identification des animaux, une meilleure lutte contre la divagation des chiens, mais aussi des campagnes de sensibilisation et de stérilisation à grande échelle.

Selon des chiffres communiqués par le Sénat, près de 90% des chiens présents en Martinique ne sont pas identifiés.


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