Le réalisateur Wil Aime visé par une plainte pour escroquerie et abus de confiance après son film "WHO"

Par 05/08/2026 - 12:43

Visé par une plainte pour escroquerie et abus de confiance déposée à Paris par le créateur des costumes de son film "WHO", le cinéaste Wil Aime est accusé par plusieurs collaborateurs de retards de paiement et de conditions de travail difficiles.

    Le réalisateur Wil Aime visé par une plainte pour escroquerie et abus de confiance après son film "WHO"
L'acteur et réalisateur guadeloupéen Wil Aime, lors d'une avant-première du long-métrage "WHO".

Selon les informations du Parisien, une plainte pour escroquerie et abus de confiance a été déposée à Paris contre le cinéaste guadeloupéen Wil Aime, de son vrai nom Wilhem Oxybel.

Suivi par des millions de fans dans le monde et comptant plus de 5 millions d’abonnés sur Facebook, l'acteur et réalisateur est considéré comme un phénomène du cinéma sur les réseaux sociaux et salué pour ses courts-métrages comme un futur grand réalisateur français.

Ces dernières années, il préparait son premier long métrage, "WHO". Sorti le 28 mai 2026 au cinéma et sur Disney+, le film connaît un bon démarrage commercial mais reçoit un accueil critique mitigé.

Lire aussi : « C'est un film qui me ressemble énormément » : le vidéaste guadeloupéen Wil Aime de retour avec "WHO"

Des accusations d'impayés et de tensions

Aujourd'hui, plusieurs collaborateurs se plaignent de n’avoir pas été payés ou pas au montant espéré.

Armel Bibana, directeur artistique et créateur des costumes du film, affirme n’avoir jamais été payé malgré plus de quatre ans d’attente.

Il réclame environ 40 000 euros et a porté plainte pour abus de confiance et escroquerie, expliquant que ces impayés ont conduit à la liquidation de son entreprise.

Plusieurs fournisseurs de textiles disent également attendre leur rémunération.

D’autres membres de l’équipe dénoncent des conditions de travail difficiles : longues journées, contrats signés sous pression, retards de paiement, rémunérations revues à la baisse et climat où toute critique était mal perçue.

Certains affirment être restés silencieux par crainte des conséquences liées aux accords de confidentialité ou à la notoriété du réalisateur.

Des témoignages évoquent aussi une production marquée par de nombreux problèmes logistiques : matériel immobilisé faute de paiement, scènes supprimées pour absence d’autorisation et retards successifs ayant repoussé la sortie du film.

Lire aussi : « Les Antilles-Guyane enflamment ma créativité » : Wil Aime présente "WHO" au Palais des Congrès de Madiana

La défense du réalisateur

Wil Aime reconnaît que son film "WHO" a été financé dans des conditions particulièrement précaires.

Il explique que les accords avec Pathé et Disney n’ont été conclus que plusieurs années après le tournage, retardant les paiements.

Il affirme que le litige avec Armel Bibana est en cours de traitement par les avocats des deux parties et refuse d’en débattre publiquement.

Le réalisateur assure également que ni lui ni sa société n’ont encore perçu de bénéfices ou de salaire de producteur et que les retards de paiement résultent uniquement des difficultés de financement, sans volonté de ne pas honorer les engagements pris.


Tags

À lire également