Municipales 2026 : qui sont les candidats ultramarins en Hexagone ?
Pour ces candidats originaires de Guadeloupe ou de Martinique, s'engager en politique dans l'Hexagone est un acte de citoyenneté autant qu'un message à la jeunesse. À quelques heures du début du scrutin des municipales de 2026, gros plan sur ces cinq parcours des différents candidats.
Les 15 et 22 mars, les électeurs seront appelés aux urnes. Ce rendez-vous électoral est majeur aux Antilles, mais il l'est aussi pour des Guadeloupéens et Martiniquais de l'Hexagone. Ils sont cinq à se porter candidats outre-Atlantique en 2026.
Les candidats
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Gaël Musquet
Gaël Musquet, Guadeloupéen, météorologue de métier spécialisé dans la prévention des risques majeurs est aussi chroniqueur sur plusieurs médias nationaux.
Il se présente à nouveau dans une équipe divers droite, menée par le maire sortant François Ouzilleau et qui compte en ses rangs le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Je suis un enfant qu'on a fait rêver. Donc c'est à mon tour aujourd'hui de montrer la voie à mes enfants, déjà, évidemment, aux jeunes ici à Vernon et en Outre-Mer.
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Kenzy Gauthiérot Pancarte
Direction l'une des plus grandes villes universitaires de la région parisienne, à Nanterre, où un Guadeloupéen, originaire de Martinique par sa mère, est déjà conseiller municipal sortant.
Kenzy Gauthierot Pancarte, encarté au sein des écologistes, se présente à nouveau sur une liste d'union de la gauche. Pour ce dernier, il est primordial que les Ultramarins s'engagent dans la sphère publique associative ou politique outre-Atlantique :
J'ai toujours vu mes parents milités, que ce soit en Guadeloupe et aussi en Martinique, côté paternel et maternel, dans la vie associative et dans la vie syndicale. Ça a fortement marqué la personne que je suis actuellement, et mon goût de me battre pour les autres.
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Cédric Pemba-Marine
Cédric Pemba-Marine, Martiniquais d'origine de 42 ans étiqueté MoDem est à la tête de la seule liste candidate à sa succession au Port-Marly, petite commune des Yvelines de 6000 habitants, située à moins de 20 km à l'ouest de Paris.
À 42 ans, il aussi est l'un des rares maires issus de la diaspora antillaise outre-Atlantique.
Ça me paraît très important que la politique, surtout, ressemble à ce qu'est le peuple français dans toute sa diversité. Si on peut donner ce signal-là à quelques jeunes et qu'ils puissent s'engager, moi, je trouverais ça formidable.
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Valentin Narbonnais
Originaire de Fort-de-France, Valentin Narbonnais a grandi à Colombes. Arrivé dans cette commune des Hauts-de-Seine dès l’enfance, celui qui connaît aujourd'hui les moindres recoins de cette ville de 91 000 habitants y a forgé ses premières convictions et fait ses premiers pas en politique.
L'engagement marque sa carrière militante et professionnelle au Parti socialiste, auprès de parlementaires comme Victoire Jasmin, Béatrice des baisers et puis des ministres comme Christiane Taubira.
Les choses ne sont jamais évidentes. On ne s'engage jamais dans un combat électoral par évidence. J'ai mon itinéraire académique et professionnel. J'ai aussi mon parcours militant, mais comme j'aime à le dire, ma candidature n'est pas le fruit d'un appareil. Ce n'est pas la décision d'un homme, d'un parti politique. C'est surtout un appel citoyen.
Patrick Karam
Patrick Karam, actuel vice-président Les Républicains de la Région Île-de-France, ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-Mer sous Nicolas Sarkozy, qui participe à sa toute première campagne municipale, en 9e position sur la liste divers droite de Karl Olive, à Poissy, à l'ouest de Paris.
Le Guadeloupéen estime qu'il était important que les Ultramarins s'engagent en politique dans l'Hexagone :
Si on veut que nos combats avancent, il faut exister politiquement. C'est un message qu'on donne à l'ensemble des ultramarins : "Vous êtes chez vous, ici, et vous êtes là pour durer. Voter, engagez-vous".







