La majorité soutient la candidature de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l'Assemblée

Par 23/06/2022 - 08:12

La ministre des Outre-Mer Yaël Braun-Pivet sera la candidate de la majorité à la présidence de l'Assemblée nationale mardi prochain, a appris l'AFP auprès du groupe LREM, après un vote commun mercredi avec les députés MoDem et Horizons.

    La majorité soutient la candidature de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l'Assemblée

L'ex-présidente de la commission des Lois au Palais Bourbon, réélue députée des Yvelines dimanche, est bien partie pour succéder à Richard Ferrand, qui a été défait au second tour des législatives. Ce serait une première en France qu'une femme accède à la fonction de présidente de l'Assemblée.

Mme Braun-Pivet l'a emporté mercredi lors d'un vote à bulletin secret face au président sortant de la commission des Affaires économiques Roland Lescure, par 105 voix contre 85, et deux votes blancs ou nuls, lors d'un second tour.

Au premier tour, les ex-ministres Barbara Pompili et Joël Giraud ainsi que Sophie Errante avaient été éliminés de la course. Eric Woerth, ex-LR rallié à Emmanuel Macron, avait finalement renoncé à se lancer, étant un marcheur du "deuxième cercle".

C'est le 28 juin que se tiendra dans l'hémicycle à partir de 15H00 l'élection du président de l'Assemblée nationale par l'ensemble des députés, au scrutin secret à la tribune. 

L'ex-vice-présidente LR de l'Assemblée Annie Genevard a déjà indiqué qu'elle se présenterait également pour le perchoir.

Si la majorité absolue des suffrages exprimés n’a pas été obtenue aux deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au troisième tour, ce qui devrait garantir sauf accident l'élection de Mme Braun-Pivet.

Les macronistes ont perdu la majorité absolue, détenant 245 sièges sur 577.

Lors de son premier mandat, Mme Braun-Pivet, avocate de profession âgée de 51 ans, a donné un coup de jeune à la commission des Lois de l'Assemblée et s'est fait des alliés, après des débuts poussifs notamment durant l'affaire Benalla.

La députée ne cachait pas ses ambitions en macronie, s'étant présentée en 2018 pour le perchoir avant de retirer sa candidature face à Richard Ferrand qui, avait-elle pourtant dit, "n'incarne pas le renouvellement". 

"Si elle gagne le vote de la primaire, on va lui demander de démissionner pour qu'elle prenne son risque", glissait une source gouvernementale plus tôt mercredi. Les territoires ultramarins dont elle avait la charge pourraient accueillir fraîchement la nouvelle.

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