Évolution institutionnelle de la Guadeloupe : Naïma Moutchou et les élus font le point au Sénat

Par 10/02/2026 - 12:00 • Mis à jour le 10/02/2026 - 17:09

Réunis à Paris ces 9 et 10 février 2026, les élus guadeloupéens et la ministre Naïma Moutchou ont acté un consensus sur l'évolution institutionnelle de l'archipel. Si l'État pousse pour une consultation populaire dès la fin 2026, le calendrier fait débat : plusieurs élus locaux réclament une temporisation pour ne pas interférer avec les prochaines élections municipales.

    Évolution institutionnelle de la Guadeloupe : Naïma Moutchou et les élus font le point au Sénat

Ce lundi 9 février 2026, les élus guadeloupéens se sont entretenus avec la Minsitre des Outre-mer, Naïma Moutchou, au sujet de l'évolution institutionnelle de l'archipel, notamment autour du cadre européen de cette transformation.

Si la ministre des Outre-Mer souhaite enclencher des travaux et envisage une consultation populaire d'ici la fin de l'année 2026, certains ont réclamé de la temporisation, surtout dans le contexte actuel des élections municipales.

Le gouvernement maintient la cadence

Ce mardi 10 février, Naïma Moutchou a renouvelé l'intention de l'exécutif d'aller de l'avant lors de la séance de questions orales sans débat au Sénat, en réponse à Dominique Théophile :

Ce qui ressort de ces deux réunions, c'est important : c'est d'abord un consensus autour de cette évolution institutionnelle. Il une volonté commune d'avancer vers cette évolution institutionnelle. Il y a des divergences qui demeurent sur le calendrier, sur la cadence. Mais précisément, la Direction Générale des Outre-Mer va contacter l'ensemble des élus pour co-construire le programme de travail. Parce que le gouvernement a la volonté d'avancer avec tous les élus, avec les Guadeloupéens. Nous le ferons avec de la rigueur, bien sûr, pour convaincre et pour rassurer. Les acteurs du monde économique soulevaient quelques réticences. Nous répondrons à ces inquiétudes. Le rôle de l'État est de maintenir ce cadre.

Un scepticisme annoncé du côté des élus

Si la ministre des Outre-Mer veut envisage cette volonté d'un enclenchement des travaux et d'une consultation populaire, certains ont réclamé de la temporisation, notamment dans le contexte actuel des élections municipales. C'est le cas du député Max Mathiasin :

On ne peut pas travailler dans un contexte de sérénité lorsqu'on est dans une campagne électorale dont la préoccupation est de la proximité. Un maire, c'est un choix. C'est même le choix le plus important pour les Guadeloupéens. Par conséquent, cette réunion - au-delà d'une tentative de s'accorder sur des questions de délais, sur des questions de programmes à venir - n'a rien encore donné de fondamental. Il y en a qui ont fait remarquer, comme moi, à la ministre, que nous sommes dans une période délicate. D'autres étaient d'accord pour continuer tout de suite contre vents et marées. Ce qu'il faut remarquer, c'est que le contexte est très particulier. Les signaux ne sont pas bons. Selon moi, les signaux ne sont pas bons. Et si la ministre a même parlé de consultation avant la fin de l'année, cela me semble un peu précipité.


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