Budget 2026 : le Parlement adopte le projet de loi des finances après l’échec des motions de censure

Par 03/02/2026 - 06:53

La bataille budgétaire s’est définitivement achevée ce lundi 2 février au Parlement. Après un ultime recours au 49.3, les députés ont rejeté les deux dernières motions de censure, ce qui acte finalement l’adoption complète du projet de loi de finances.

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Sébastien Lecornu, Premier ministre

Cette fois, le choix est acté. Après un dernier passage à l’Assemblée nationale et un nouveau recours à l’article 49.3 sur l’ensemble du texte, les députés étaient appelés à se prononcer sur les deux dernières motions de censure. Aucune n’a réuni la majorité nécessaire.

Par conséquent, le projet de loi de finances est considéré comme pleinement adopté, au terme de plusieurs mois de bras de fer politique.

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Un pari gagnant pour le gouvernement

Après six motions de censure au total, Sébastien Lecornu et son gouvernement sont parvenus à sortir de cet épisode budgétaire en forçant la main au Parlement. Un pari incertain, mais finalement gagnant. Comme lors des précédents votes, les censures déposées par la gauche hors socialistes, le Rassemblement national et la droite « ciottiste » n’ont pas obtenu de majorité, dans un hémicycle sous tension.

Face aux critiques, le Premier ministre a choisi de rejeter la responsabilité de ce budget adopté au forceps sur les oppositions :

Tout termine comme cela avait commencé, c'est-à-dire avec les groupes du Rassemblement National et de la France Insoumise qui, après avoir méthodiquement tout bloqué, tout saboté pendant quatre mois, décident à la fin de déposer des motions de censure systématiques pour mieux regretter l'utilisation du 49. 3 après avoir poussé le pays, justement, dans cette situation de blocage absolument lamentable. Et vous aurez, devant l'histoire, à en répondre.

Les élus antillais restent sur leurs positions

Dans les rangs ultramarins, les votes n’ont pas évolué. La moitié des députés martiniquais et guadeloupéens ont voté la censure : en Martinique, Jean-Philippe Nilor et Marcelin Nadeau – en Guadeloupe, Olivier Serva, ainsi que Christian Baptiste, l’un des rares socialistes dissidents.

Même si le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer sur la conformité du budget, ce dernier épisode laisse apparaître un Parlement profondément divisé, y compris au sein de l’ancien Nouveau Front populaire. À un an de l’élection présidentielle, le paysage politique français apparaît plus éclaté que jamais.


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