Antilles-Guyane : le gouvernement dévoile les priorités de son plan contre le narcotrafic
Le gouvernement a dévoilé les grandes lignes de son plan de lutte contre le narcotrafic aux Antilles et en Guyane. Réclamée par Macron en janvier 2026, cette stratégie répond à l'explosion du trafic de drogue avec une «réponse agile et rapide».
Face à l'explosion du trafic de drogue aux Antilles et en Guyane ces dernières années, le gouvernement doit détailler son plan de lutte contre le narcotrafic, lors de la conférence régionale de sécurité en Martinique. L’objectif est d’apporter une «réponse agile et rapide», selon le ministère de l'Intérieur.
En janvier dernier, Emmanuel Macron avait demandé un plan d'action pour une «mobilisation totale et beaucoup plus massive». Un travail interministériel a suivi pendant plusieurs mois, selon l'exécutif, «pour bâtir une stratégie cohérente au regard des problématiques rencontrées». La réponse de l'exécutif passe donc par des mesures nouvelles mais aussi l'amplification de mesures annoncées en août 2025.
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Renforcer la coopération sécuritaire
Dans les grandes lignes, le gouvernement veut d’abord multiplier les accords bilatéraux de lutte contre la criminalité organisée, dans le but de rendre la zone Caraïbes moins hospitalière pour les trafiquants.
L'exécutif entend garantir une meilleure étanchéité des points d'accès au territoire français. Des moyens supplémentaires seront déployés aux Antilles : nouvelles brigades nautiques, drones, et renforcement des effectifs de surveillance dans les ports.
Le plan prévoit également, troisième axe, de continuer à soutenir les populations, avec notamment le renforcement d'effectifs sur la voie publique, une présence dissuasive et avec davantage de prérogatives, notamment de contrôles. La vidéoprotection sera développée, avec un volet prévention destiné en priorité aux plus jeunes.
Quatrième axe, le gouvernement souhaite encore mieux cibler et mieux frapper les criminels et leur réseau. L'OFAST, l'office anti-stupéfiants, va bénéficier de nouveaux effectifs. Des groupes dédiés à la lutte contre le trafic d'armes seront également créés.
Enfin, les personnels mobilisés contre la criminalité organisée, particulièrement exposés au risque de corruption, bénéficieront de programmes de formation et de dispositifs de signalement, selon le cinquième axe.







