Lutte contre le narcotrafic : Emmanuel Macron souhaite accélérer les actions, priorité aux Outre-mer
Avant la présentation d'un plan de lutte contre le narcotrafic aux Antilles-Guyane ce vendredi (2 juillet), Emmanuel Macron a présidé à l'Élysée une cinquième réunion de suivi. Face à un phénomène criminel en pleine expansion, le chef de l'État exige d'« intensifier et accélérer » les actions sur le terrain.
Alors qu'un plan de lutte contre le narcotrafic aux Antilles-Guyane sera présenté ce vendredi (3 juillet) en Martinique, lors de la Conférence régionale de sécurité, Emmanuel Macron a présidé ce mercredi matin (2 juillet), à Paris, une cinquième réunion de suivi depuis novembre 2025.
À l'Élysée, le chef de l'État a demandé au Premier ministre, au gouvernement et aux services concernés de « ne pas relâcher l'effort », et même d'« intensifier et accélérer » sur certains axes.
Une phénomène qui progresse
Pour Emmanuel Macron, si la dynamique enclenchée a produit des résultats concrets, il reste beaucoup à faire face à un phénomène qui a changé d'échelle.
Le narcotrafic progresse chaque jour et alimente la criminalité, notamment en Outre-mer. Ces territoires font partie des priorités du chef de l'État, imposant une action complète et déterminée :
On a une situation sécuritaire marquée par la forte augmentation des homicides qui sont liés au narcotrafic" et au trafic d'armes. Et donc, dès janvier dernier, on a établi un plan d'urgence avec plusieurs axes. Il faut accélérer son déploiement. Et je demande qu'on regarde l'ensemble des territoires ultramarins parce qu'on voit les fragilités qu'il y a aussi, évidemment, en Polynésie. En tout cas, il n'y a pas de négligence à avoir.
"Ne laisser aucune tranquilité"
Les autres priorités incluent les actions de terrain, la coopération internationale, la surveillance des ports et aéroports, et la prévention. Enfin, le président de la République exige "une pression encore à maintenir sur les consommateurs".
Il n'y a pas de trafic de drogue dans les quartiers s'il n'y a pas de consommateur, généralement dans les beaux quartiers", a estimé le chef de l'État.
L'objectif résumé par Emmanuel Macron est clair : "ne laisser aucune tranquillité, aucun répit à qui que ce soit".







