La compagnie Air Antilles condamnée à régler une partie de ses dettes à l'aéroport de Martinique
[INFO RCI] Déjà en grande difficulté, le transporteur aérien a été condamné à régler une partie de ses dettes à la société qui gère l'aéroport Aimé Césaire. En revanche, l'aéroport de Guadeloupe Maryse Condé qui avait entamé la même action a été débouté.
En mars 2025, c’est par le biais d’un juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe, que la SAGPC , Société aéroportuaire Guadeloupe Pole Caraïbe qui gère l'aéroport Maryse Condé a lancé sa requête pour obtenir la condamnation d’Air Antilles. La société réclamait le versement de la provision de 602 217,16 euros au transporteur.
Dans sa procédure, l’entreprise a relevé les différentes créances pour justifier les dettes du transporteur : les redevances domaniales, aéroportuaires, les factures d’eau, d’électricité. Une demande finalement rejetée au mois de juin par la justice.
La SAMAC aussi...
En parallèle, la SAMAC qui gère l'aéroport de Martinique avait emboité le pas de son homologue pour elle aussi rentrer dans ses frais. La saisine du tribunal administratif intervenait en septembre 2025.
La société qui gère l'aéroport du Lamentin réclamait la somme globale de 159 391,61 euros. Un montant correspondant à l’arriéré d’Air Antilles pour les redevances d occupation du domaine public et aux indemnités de recouvrement.
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Pas de contestation mais une demande de précisions
Dans les deux procédures, la compagnie n’a jamais contesté ses dettes , mais exigeait une précision dans les sommes qui lui étaient réclamées par les deux entités, factures à l’appui. Le tribunal administratif de Martinique n'a retenu que les litiges concernant les prestations liées à l'usage du domaine public ; pour les autres prestations, la juridiction s'est déclarée incompétente, renvoyant les requérants devant le tribunal judiciaire.
Après des semaines de justifications entre les deux parties devant le tribunal, le juge des référés a fini par trancher. Il a condamné Air Antilles à verser à la SAMAC une provision d’un montant de 58 166 euros.
Des échéances décisives
Air Antilles s'apprête à vivre une séquence décisive dans les jours à venir. La levée de la suspension de son certificat de transport est toujours à l'étude. La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) épluche toujours le plan d’action de la compagnie qui a déjà été retoqué au moins une fois car non concluant selon nos informations.
Plusieurs points doivent encore être approfondis à ce stade, notamment en ce qui concerne les garanties financières. Par ailleurs, la licence d'exploitation provisoire arrive à expiration le 31 janvier prochain.







