Des maires ultramarins signent la déclaration des Antilles pour la biodiversité

Par 10/06/2026 - 05:00 • Mis à jour le 10/06/2026 - 07:27

Des maires de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy se sont réunis lundi et mardi (9 juin) au Gosier, dans le cadre du programme européen Life Biodiv'France. 

    Des maires ultramarins signent la déclaration des Antilles pour la biodiversité
Séminaire Life Biodiv'France 2026, au Gosier

Réunis lundi et mardi (9 juin) au Gosier, des maires de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy ont participé à un séminaire organisé dans le cadre du programme Life Biodiv'France, cofinancé par l'Union européenne. 

Au terme de ces deux journées de travail, ils ont signé la déclaration des Antilles, un texte commun destiné à renforcer la prise en compte de la biodiversité dans les politiques publiques de leurs communes.

Un devoir pour tous

Pour Cynthia Yéro, maire du Marigot, la biodiversité ne doit plus être reléguée au rang de simple mesure accessoire. 

La biodiversité ne doit plus être juste une mesure anecdotique dans un projet politique, mais ça doit vraiment être ce qui nous guide au quotidien dans nos prises de décisions pour la préservation de nos territoires, la préservation aussi de l'avenir de nos communes respectives et pour la protection aussi de la population.

Hugues Toussay, maire du Diamant, tient à nuancer un discours qui, selon lui, aurait pu ignorer les réalités locales. Si la sauvegarde de la biodiversité est nécessaire, elle ne peut s'imposer sans réponse à d’autres sujets comme la crise du logement dans les Outre-mer.

Je ne voulais pas qu'on puisse dire : toute la biodiversité dans les Outre-mer, il faut la sauvegarder. Puis, derrière, nous n'avons pas de solution pour pouvoir loger notre population.

De nombreuses priorités

Jean-Luc Périan, maire de Saint-François, est venu chercher des réponses face à un problème qui s'aggrave. La question des sargasses est un exemple de l'inadéquation entre les défis environnementaux et les dispositifs de financement disponibles.

Nous vivons la problématique des sargasses avec les communes de Martinique. À Saint-François, je n'ai pas de lieu de stockage et je suis obligé de stocker à proximité de la population. Donc, je suis venu chercher de des informations, chercher aussi des dispositifs financiers.

Louly Bonbon, maire de Terre-de-Haut aux Saintes, plaide pour une intégration globale de la biodiversité dans l'ensemble des politiques publiques. Il a détaillé les chantiers prioritaires à mener.

Les priorités, il y en a plusieurs. D'abord, tout ce qui est restauration, renaturation en ville, apporter des îlots de fraîcheur, comme il fait très chaud dans nos contrées. Donc, il est important de créer justement de la renaturation, de la végétalisation. Il est important aussi de protéger nos milieux marins comme nos milieux terrestres.


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