Les frais bancaires toujours plus élevés en Outre-mer qu'en Hexagone, selon l'IEDOM
L'Observatoire des tarifs bancaires de l'IEDOM confirme dans son rapport annuel 2025-2026 une poursuite de la hausse des frais bancaires en Outre-mer. Neuf des quatorze principaux tarifs étudiés demeurent plus élevés dans les territoires ultramarins qu'en Hexagone.
La facture bancaire s'alourdit encore pour les ultramarins. C'est le constat dressé par l'Observatoire des tarifs bancaires de l'IEDOM (Institut d'émission des départements d'outre-mer) dans son rapport annuel 2025-2026. Si certaines opérations restent gratuites, les clients ultramarins paient encore souvent plus cher qu'en Hexagone pour plusieurs services courants.
Six tarifs en augmentation
Les frais de tenue de compte et les cartes bancaires enregistrent les hausses les plus marquées en Outre-mer, selon le rapport de l'IEDOM. Six des quatorze principaux tarifs bancaires ont augmenté entre 2025 et 2026.
Concrètement, les frais de tenue de compte atteignent désormais en moyenne 26,65 euros par an dans les territoires ultramarins, contre un peu plus de 22 euros dans l'Hexagone. En Guadeloupe, ils s'élèvent même à plus de 28 euros par an.
Les cartes bancaires plus onéreuses
Les cartes bancaires sont elles aussi plus chères. Une carte internationale coûte en moyenne 47,50 euros en Outre-mer, soit près de 3 euros de plus qu'en France hexagonale. Au total, neuf des quatorze tarifs étudiés restent plus élevés dans les territoires ultramarins que dans l'Hexagone.
Les virements effectués sur Internet restent en revanche gratuits. C'est également le cas des frais de mise en place d'un prélèvement, ainsi que du paiement d'un prélèvement.
L'IEDOM conclut à une réduction de l'écart avec l'Hexagone sur certains services uniquement, mais les usagers ultramarins continuent globalement de payer davantage pour leurs services bancaires du quotidien.







