Le tribunal de Nanterre retient l'offre de la CAFOM pour la reprise partielle du groupe Brandt
Ce vendredi (13 mars), le tribunal de commerce de Nanterre a retenu l’offre de la CAFOM pour la reprise partielle des actifs du groupe Brandt. Ce projet de 19 millions d’euros vise à sécuriser l'approvisionnement en Outre-mer et à maintenir une production industrielle en France, malgré la suppression de 700 postes.
Le tribunal de commerce de Nanterre a rendu ce vendredi (13 mars) sa décision sur l'avenir du groupe d'électroménager Brandt, qui comprend aussi les marques Vedette, Sauter et de Dietrich.
Un naufrage financier
En grande difficulté financière avec des créances estimées à 200 millions d'euros, la liquidation du célèbre et historique groupe français avait été prononcée en décembre 2025.
Le tribunal a donc fait un choix parmi les 36 offres qui étaient sur la table. Et c'est celle du groupe CAFOM (Centrale d’Achat Française pour l’Outre-Mer), qui a été retenue.
Le groupe CAFOM est bien implanté en Outre-mer : distributeur de meubles, d'électroménager et de décoration... Au total : une trentaine de magasins aux Antilles et en Guyane, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie.
Sécuriser l'approvisionnement
Plusieurs enseignes bien connues comme But, Darty, Habitat, Natures et Découvertes font partie du groupe. En février dernier, le PDG de Brandt présentait la reprise de l'entreprise comm nécessité à nos confrères de La Tribune.
Hervé Giaoui déclarait ainsi que Brandt éte uneait son « plus gros fournisseur d'électroménager pour l'Outre-mer » et que la liquidation prononcée en fin d'année avait même créé «une situation de pénurie » et que cela menaçait « 17% de son chiffre d'affaires électroménager ».
C'est donc vers les territoires ultramarins que devraient aller en priorité une partie des stocks repris par la CAFOM.
La proposition choisie par le tribunal de commerce de Nanterre ce 13 mars, d'un montant de près de 19 millions d'euros, n'est pas une reprise du groupe mais d'une partie des actifs, des stocks et des pièces détachées des marques Brandt, De Dietrich, Vedette ou Sauter.
Un projet industriel
Avec son offre, la CAFOM envisage également de faire fabriquer dans l'Hexagone, avec des entreprises alsaciennes et bretonnes, des plaques à induction et une gamme de lave-vaisselles.
Cela pourrait créer quelques dizaines de postes, alors que la disparition actée du groupe Brandt entraîne la suppression de 700 emplois.
Des offres de reprise industrielle avaient aussi été déposés mais elles n'ont pas convaincu le tribunal. L'une d'elles, soutenu par les collectivités locales, émanait d'ailleurs d'un autre groupe connu en Outre-mer : Gladius, de Nouvelle-Calédonie.







