Marée noire à Trinidad-et-Tobago : sur la piste du bateau pollueur fantôme

Par 16/02/2024 - 08:00

Des zones d’ombres demeurent concernant l’échouage d’une barge au large de l’île de Tobago le 7 février dernier. L’enquête avance cependant, pour identifier ce navire qui déverse depuis une semaine, des milliers de litres de pétrole sur les côtes du pays. Les autorités trinidadiennes recherchent des informations sur une autre embarcation.

    Marée noire à Trinidad-et-Tobago : sur la piste du bateau pollueur fantôme
photo DR

Depuis une semaine, les autorités trinidadiennes tentent de remonter la piste, et le circuit de cette embarcation fantôme, venue déverser ses milliers de litres d’hydrocarbures.

Aujourd’hui, le ministère de la sécurité national a dévoilé que cet incident impliquerait non pas un, mais bien deux navires. Des images des gardes côtes trinidadiens ont confirmé la présence d’un remorqueur, le « Solo Creed » en plus de la barge échouée.

Les deux navires, faisaient route ensemble depuis le Panama, à destination du Guyana. Les autorités de ce pays ont d’ailleurs décidé d’apporter leur concours à l’enquête.

marée noire Trinidad
Photo CNN

Le Centre de surveillance radar côtier national (NCSRC) a pu utiliser ces informations pour suivre le remorqueur dans les eaux de Trinité-et-Tobago, remorquant un objet. Le NCSRC a finalement perdu le contact radar avec les deux navires le 4 février, soit 3 jours avant l’échouage.

Plus de 50 kms de côtes souillées

Les garde-côtes trinidadiens ont également confirmé que ni le remorqueur ni la barge n'ont pénétré dans les eaux du Guyana. Les recherches se focalisent désormais sur le « Solo Creed » et sur l’identité des propriétaires des deux navires.

Le président de l’Assemblée législative de Tobago, Farley Augustine a exhorté les propriétaires à sortir du silence. Il précise également qu’il y a de toute façon assez de lois dans le pays pour que les coupables payent pour la pollution et les moyens mis en œuvre afin de nettoyer les côtes.

Pour rappel, près de 50 kms de côtes seraient souillées par l’hydrocarbure qui continue de s’écouler. L’état d’urgence est décrété face à ce qui s’apparente à une véritable catastrophe environnementale.

 

 

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