Ouverture du procès de Kevin Héry pour violences conjugales devant la cour criminelle

Par 02/09/2026 - 15:32 • Mis à jour le 03/09/2026 - 05:06

Ce matin (2 septembre) le procès de Kevin Héry s’est ouvert devant la cour criminelle de justice de Fort-de-France. Détenu au centre pénitentiaire de Ducos depuis 2023, le trentenaire est jugé pour violences sur sa compagne de l’époque Ruthe C., ayant entraîné une infirmité permanente.

    Ouverture du procès de Kevin Héry pour violences conjugales devant la cour criminelle
Le tribunal judiciaire de Fort-de-France @RCI

Depuis 8 heures, les débats sont concentrés sur la personnalité de Kevin Héry. Accusé de violences sur son ex-compagne Ruthe C., l’homme âgé aujourd’hui d’une trentaine d’années était assis, calme et attentif, et ce dès son arrivée ce matin dans le box. Il a passé toute la matinée à écouter avec attention les rapports des experts auditionnés.

Les experts ont notamment dépeint un homme qui ne présente pas de troubles graves de la personnalité, tout à fait à même de répondre aux questions posées, « sans lien avec une sphère schizophrénique ».

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Si une part d’immaturité comportementale chez lui a néanmoins été révélée, l’accusé souffrirait également de l’abandon de son père et d’un « manque d’investissement sentimental ».

Une « tendance à la jalousie » a toutefois été mise en avant, et qui pourrait s’avérer être un élément central dans cette affaire, puisqu’une dispute fait partie des hypothèses qui aurait amené au drame.

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Ruthe C. aujourd’hui polyhandicapée ne peut témoigner

 

Pour rappel, le 10 octobre 2023 en fin d’après-midi, l’accusé Kevin Héry et la victime, Ruthe C., alors en couple à l’époque, circulent à bord d’un véhicule de tourisme au sein de la commune du François.

Un trajet qui tournera au drame, puisque pour une raison qui reste à définir, Ruth C. quittera le véhicule en marche à une vitesse de 70 km/h environ, selon les rapports d’expertise, et atterrira en contrebas de la route.

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Prise en charge sur place par les secours, la victime hospitalisée dans un état grave se retrouvera ensuite dans une période de coma. S’en suivra un réveil et de sévères séquelles.

Aujourd’hui, polyhandicapée, la victime, qui ne parle pas et s’exprime par des sons notamment, souffre d’une déficience motrice grave et une déficience intellectuelle sévère voire profonde. Une situation l’empêchant de témoigner et de livrer sa version des faits.

La Cour criminelle se prononcera sur cette affaire entre demain (3 septembre) et vendredi (4 septembre).

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