Sargasses au Robert : le collège Paul Symphor se prépare à accueillir les effectifs de Robert 3
Face à l'invasion des sargasses, le collège Paul Symphor se prépare à doubler ses effectifs dès lundi prochain. Entre travaux d'urgence et défis logistiques, une visite de terrain a été menée hier, lundi 13 avril, par la CTM et le rectorat pour valider ce dispositif provisoire qui suscite l'inquiétude des parents d'élèves.
Des travaux d’urgence sont actuellement en cours au collège Paul Symphor du Robert.
L’établissement devra accueillir dans ses locaux, dès lundi (20 avril), la communauté scolaire du collège Robert 3, qui doit faire face à la problématique de l'échouage des sargasses.
Le collège Paul Symphor verra son effectif doubler et son fonctionnement chamboulé par une fréquentation plus dense. Avec 24 salles de classe en plus, le site passera d’environ 250 à 700 élèves.
Le défi de la cohabitation
Pour s’assurer de la fiabilité de cette solution provisoire, une visite de terrain a été effectuée hier (lundi 13 avril) par la CTM, la mairie, le rectorat et les chefs d’établissement.
Cette rencontre a permis de prendre la mesure des travaux déjà réalisés et des aménagements supplémentaires à effectuer.
Serge Letchimy, le président du conseil exécutif, souligne l'ampleur du défi logistique que représente cette cohabitation soudaine :
D'ici lundi, le défi technique que nous devons relever est de permettre au collège Paul Symphor, qui compte actuellement environ 250 à 260 élèves, d'en accueillir près de 350 à 360 supplémentaires. Si la capacité théorique du site se situe entre 800 et 1 000 élèves, cela ne signifie pas pour autant que tout s'imbrique naturellement. Nous devons être extrêmement vigilants sur la cohabitation des deux établissements : la gestion des flux d'entrées et de sorties, le stationnement des enseignants, le bien-être des enfants ou encore la qualité des sanitaires et des équipements pédagogiques. Grâce à la coopération et aux exigences constructives des deux principaux, nous avons pu trouver des solutions. Il y aura peut-être un léger décalage d'une semaine pour la mise à disposition de toutes les salles, car le site est divisé entre la zone scolaire et une zone utilisée par les services techniques. Nous disposions déjà d'une école reconvertie en zone de stockage pour la mairie ; une fois celle-ci vidée, nous disposerons de la totalité des 24 ou 25 salles nécessaires.
Des aménagements et des accès facilités
Au-delà des salles de classe, le président de l’exécutif de la CTM insiste sur la nécessité de fluidifier les accès au site pour éviter l'engorgement :
Il nous reste encore à organiser l'accueil des enseignants et du personnel, notamment pour le stationnement des véhicules. C'est pour cette raison que j'ai demandé à Monsieur le Maire d'engager des travaux d'aménagement pour créer un parking, même si celui-ci ne sera pas prêt pour ce lundi 20 avril. Parallèlement, nous avons coordonné nos efforts pour l'accès des bus par l'entrée principale. Une entrée annexe, située à l'arrière du bâtiment, sera également privilégiée pour les parents qui déposent leurs enfants. L'objectif est de permettre aux deux collèges de cohabiter sur le même site tout au long de l'année sans se perturber mutuellement.
Du côté de la municipalité, Géraldine Bolleney, l'élue en charge de l'éducation et de la Caisse des écoles de la ville, estime que les conditions sont favorables pour un retour en classe :
Nous avons encore un certain nombre de travaux à avoir. La Commission de sécurité passera bientôt. Mais là, aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies pour accueillir de façon sécuritaire et sereine les élèves. La mairie du Robert a mis à disposition un certain nombre de salles pour pouvoir permettre que tous les élèves du collège Robert III soient, je dirais, sur un même périmètre.
Les parents d'élèves dubitatifs
Du côté des familles, ce transfert forcé est loin de faire l'unanimité. Keny Arneton, représentant des parents d’élèves de Robert 3, exprime ses doutes sur l'efficacité de cette mesure :
Actuellement, ce sont les vacances, donc les élèves sont toujours en distanciel. Nous espérions vraiment que la situation s’améliorerait, mais la solution proposée au collège Paul Symphor, qui risque de se retrouver en difficulté, n'est pas vraiment satisfaisante. En réalité, la situation est aujourd'hui préoccupante. En tant que parent d'élève, ce n'est pas facile, d'autant que mon enfant est en classe de troisième et que les échéances approchent. J'ai la chance que mes enfants résident dans le secteur : ils bénéficient donc d'un peu de répit lorsqu'ils sont hors de l'établissement. Mais au fond, il nous faut une solution globale. Se contenter d'éloigner les enfants de leur collège habituel peut parfois les placer dans une situation encore plus difficile.
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