Une deuxième plainte déposée par une association contre l'abattoir de Martinique, la CTM engage elle aussi des poursuites

Par 14/04/2026 - 09:27

L'association Stéphane Lamart a porté plainte contre l'abattoir de Martinique et réclame sa fermeture après les révélations de l'association L214 sur certaines pratiques d'abattage. De son côté, la collectivité Territoriale de Martinique porte plainte contre les intrusions et l'installation de caméras sur le site.

    Une deuxième plainte déposée par une association contre l'abattoir de Martinique, la CTM engage elle aussi des poursuites

Le volet judiciaire s'épaissit dans le dossier de l'abattoir de Martinique. Après une première plainte, déposée le mois dernier par l’association de défense des animaux L214 pour “sévices graves et mauvais traitements", la justice a été saisie d'un second dépôt de plainte.

L’association Stéphane Lamart, spécialisée dans la défense des droits des animaux, s'est manifestée après la diffusion de vidéos d'animaux abattus encore conscients au sein du site d'abattage du Lamentin.

Les deux organisations réclament la fermeture de la structure.

Plainte de la CTM

Alors qu’une enquête administrative est lancée par la Collectivité Territoriale de Martinique et qu’une enquête pénale est en cours, Jean-Claude Duverger, le président de la Régie Abattoir de Martinique, réagit à ces accusations.

Il révèle que la collectivité a aussi porté plainte, de son côté, pour des intrusions et la pose de caméras :

Ça relève du pénal. Il y a des avocats qui ont l'affaire. Je laisse cours à cette affaire en disant que moi-même, je porte plainte pour qu'on comprenne comment des caméras ont été trouvées à l'abattoir sans aucune autorisation. Nous avons bénéficié d'une technicité de vétérinaire pour savoir où se cachaient ces caméras. Nous avons porté plainte un mois et demi avant cela, sur des infractions, ça veut dire que des gens étaient entrés, peut-être qu'on avait même perdu des carcasses, etc.

Pérenniser l'activité

Le responsable politique de l'abattoir espère trouver une solution pour poursuivre l'activité

On a déjà un marché de cheptel qui diminue de plus en plus. L'abattoir aussi, il y a des problèmes. Il y a une diminution de l'abattage. Donc, nous avons œuvré pour qu'on puisse accepter de travailler d'une certaine manière, ce qui n'est pas réglé. Il faudra des travaux beaucoup plus consistants. Mais il y a un test qui nous permettrait quand même de continuer à travailler sans une fermeture

Lors des révélations de l'association L214, les professionnels du secteur s'étaient insurgés contre une atteinte à une filière déjà fragile


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

Tags