Nicolas Rosemond Mars, une figure du commerce du Vauclin disparaît
Décédé à l'âge de 81 ans, père de quatre fils et d'une fille, Nicolas Rosemond Mars laisse derrière lui l'héritage d'un homme qui a profondément marqué la vie économique, sportive et culturelle de sa commune.
L'histoire de Nicolas Rosemond est avant tout une histoire de famille et d'évolution.
Entrepreneur innovant
Coiffeur de profession à l'origine, il a su faire preuve d'un grand sens des affaires en s'associant à son épouse Marie-Louise, fondatrice du premier commerce familial. Ensemble, puis avec l'arrivée de Jean-Guy, ils ont insufflé une véritable dynamique, acquérant successivement d'autres magasins pour créer une entreprise florissante.
C'est ainsi qu'est né le mythique magasin « Le Marsien », un nom devenu une véritable institution pour plusieurs générations de Martiniquais. Une célèbre publicité diffusée sur les ondes de RCI, novatrice pour l’époque, le popularise : « Le Marsien c'est le mien, le Marsien c'est le tien ».
Ce commerce évoluera au fil des décennies, sous diverses franchises (8 à 8, Carrefour Express...), au point de devenir une institution dans le bourg.
Mécène et passionné de sport
L'ancrage territorial de l'entreprise a permis à Nicolas Rosemond de devenir un acteur majeur du développement sportif local. Ses passions et celles de ses enfants l'ont poussé à s'investir sans compter pour le football (jusqu'à devenir président du Club Sportif Vauclinois, le basket-ball (sponsor officiel du CSV), le tir sportif et la Chasse (notamment comme Président du club de tir « La Sauvagine », la yole ronde (copropriétaire de la yole « le Marsien » avec Jean-Michel Goussard dans les années 80).
Une passion pour le monde de la mer et la yole, héritée de son père, marin-pêcheur mais décédé tragiquement, lorsque Nicolas Rosemond n’avait que 14 ans.
Ardent défenseur de l'identité culturelle martiniquaise
Au-delà du sport, le Vauclinois a fait partie du groupe folklorique « la relance » au sein duquel il dansait et jouait au tambour. Il était également une figure active du Carnaval, participant aux défilés avec énergie et jovialité.
Cette fibre culturelle se prolongeait dans ses affaires, l'entreprise a toujours travaillé en étroite collaboration avec la Mairie du Vauclin, apportant un soutien alimentaire et logistique lors des divers événements culturels de la commune.
Ce qui définit peut-être le mieux Nicolas Rosemond, c'est son contact humain exceptionnel, son côté jovial et blagueur et son engagement social, pour les plus démunis.
S'il a toujours refusé d'occuper un mandat politique officiel, sa sagesse et sa connaissance du terrain en faisaient une voix écoutée. Dans les années 70 et 80, il fut un ami proche et un conseiller officieux précieux pour le maire du Vauclin de l'époque, Yves Juston, ainsi que pour le groupe municipal.
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