Térèz Léotin élevée au rang de Chevalier des Arts et des Lettres : « Il reste encore beaucoup à faire pour le créole »

Par 26/05/2026 - 18:59 • Mis à jour le 26/05/2026 - 23:16

Une figure majeure de la culture martiniquaise mise à l’honneur ce mardi matin ( 26/05/26) au Saint-Esprit.

    Térèz Léotin élevée au rang de Chevalier des Arts et des Lettres : « Il reste encore beaucoup à faire pour le créole »

L’écrivaine et militante culturelle Térèz Léotin a reçu les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, une distinction décernée par le Ministère de la Culture pour saluer son engagement dans la transmission et la valorisation du patrimoine martiniquais, et plus particulièrement de la langue créole.

La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de Martinique Étienne Desplanques, du maire du Saint-Esprit Fred Michel Tirault, ainsi que de nombreux proches, artistes, enseignants et acteurs culturels.

Une école désormais à son nom

Autre moment fort de cette journée d’hommage : l’école maternelle B du Saint-Esprit porte désormais le nom de Térèz Léotin.

Une reconnaissance symbolique pour celle qui a consacré une grande partie de sa vie à transmettre la langue et la culture martiniquaises à travers l’écriture, l’enseignement et le militantisme culturel.

Très émue, Térèz Léotin a expliqué avoir souhaité une cérémonie simple, ancrée dans sa commune du Saint-Esprit.

 

Une œuvre bilingue engagée

Figure importante de la littérature créole contemporaine, Térèz Léotin développe depuis plusieurs années une œuvre bilingue, en français et en créole martiniquais.

Parmi ses ouvrages récents : Adan Djol Tan / Dans les gueules de Chronos, publié aux éditions Orphie. Un récit sensible qui suit le personnage d’Annonciade Kalimo, une femme confrontée aux blessures du temps, aux violences de la vie et aux souvenirs enfouis.

À travers ce roman, Térèz Léotin explore la mémoire, la transmission, les traumatismes mais aussi la résistance et la dignité des femmes martiniquaises. L’autrice y mêle créole et français dans une écriture profondément poétique et incarnée :

 

 La reconnaissance est importante, mais le combat continue. 

Si cette distinction marque une étape importante dans son parcours, Térèz Léotin rappelle que la valorisation de la langue créole reste un combat quotidien.

Selon elle, beaucoup reste encore à faire pour renforcer la place du créole dans la transmission, l’éducation et la société martiniquaise.


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