[ EN IMAGES ] Temporaire ou définitive, à peine finie, la nouvelle route du dôme au Prêcheur soulève des interrogations

Par 01/10/2025 - 00:01

Emportée par les fortes pluies de mai dernier, la route du Dôme est désormais complètement réhabilitée. Ce chantier, bien plus qu'une simple réparation, a demandé de relever plusieurs défis techniques, et la question de conserver l'ouvrage ainsi pour le moment a été évoquée par Cap Nord.

    [ EN IMAGES ] Temporaire ou définitive, à peine finie, la nouvelle route du dôme au Prêcheur soulève des interrogations

L'attente arrive à sa fin pour les habitants et les agriculteurs du quartier de Grande Savane, au Prêcheur. La réfection de la route, effondrée en mai dernier après de fortes intempéries, touche à sa fin. Démarrés fin août, les travaux devraient s’achever ce vendredi, après un mois d’efforts.

C'est un soulagement pour la vingtaine d’agriculteurs qui n’a pas pu accéder convenablement à ses exploitations pendant près de quatre mois, mais aussi pour Cap Nord.

À LIRE AUSSIRoute du Dôme : un vrai casse-tête pour les collectivités

 

Plus que les glissières

Sur le chantier, la satisfaction aussi est palpable. Jean-Marc Brigitte, chef de chantier, se fait le bilan des étapes qu'il aura fallu franchir.

Il fallait enlever tout le sable, remettre des roches. Il ne manque que les glissières de sécurité et les agriculteurs pourront monter normalement.

Ces derniers coups de marteau marquent la fin d’une longue attente, mais ouvrent aussi un débat sur la solution définitive à retenir.

À LIRE AUSSI Bientôt un gué pour la route du Dôme au Prêcheur ?

Déviation ou pont hydraulique ?

À l’origine, le projet prévoyait la construction d’un pont hydraulique, afin de réguler le trafic et mieux protéger la route en cas de crue. Mais Jean-Pascal Segabiot, maître d’œuvre, propose désormais de conserver la déviation installée pendant les travaux :

On voit que l’eau circule correctement, en cas de crue, l’eau pourra passer au-dessus de l’ouvrage. Donc pourquoi ne pas garder le site tel quel ? 

Un avis partagé par Cédric Maria, chargé d’opérations aménagement à Cap Nord, qui estime que d’autres zones plus sensibles mériteraient une attention prioritaire :

Quand on voit le cours d’eau et son fonctionnement, on se demande si on ne pourrait pas privilégier d’autres zones. Nous avons un talus important à protéger pour éviter que l’ensemble de la route ne s’en aille.

À LIRE AUSSIRoute du Dôme : enfin le bout du tunnel ?

Les agriculteurs plus prudents

Du côté des exploitants, la prudence domine. Charles Cyrille, président du syndicat des agriculteurs, se montre réservé face à l’idée d’un aménagement « provisoire définitif » :

Avec un ouvrage dans le cours d’une rivière, ce n’est jamais évident de maîtriser les éléments. Cela peut être un danger. On peut craindre que cet ouvrage ne soit abîmé et qu’on se retrouve avec un délai de deux ans comme on vient de le connaître pour avoir une nouvelle infrastructure. 

La balle est désormais dans le camp de la mairie et de Cap Nord, qui devront trancher sur la solution pérenne à adopter pour ce chantier dont le coût dépasse déjà les 600 000 euros.


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

En images



Tags