Au Prêcheur, une réunion publique pour rassurer les habitants des lahars
Près de 200 habitants du Prêcheur se sont rassemblés hier soir (17 septembre) pour une réunion d’information. Après deux épisodes de lahars survenus samedi et mardi, la municipalité, la sous-préfecture et l’Observatoire volcanologique ont tenté de rassurer la population et de rappeler les consignes de sécurité.
Si la réunion publique au Prêcheur, ce mercredi 17 septembre, avait pour but de rassurer et avertir les riverains, l’inquiétude et les interrogations demeurent, notamment sur l’entretien de la rivière.
En moins de quatre jours, deux lahars, c'est-à-dire des coulées de boue volcaniques composées de sable, de rochers et de branchages, ont dévalé la rivière du Prêcheur pour se jeter dans la mer.
LE RÉSUMÉ EN VIDÉO
Le phénomène, similaire à celui déjà observé en 2018, est lié à l’éboulement de la falaise Samperre et aux fortes pluies des derniers jours. Selon les spécialistes, il pourrait se reproduire à nouveau.
Des habitants inquiets
Si les explications scientifiques ont été fournies, de nombreux habitants restent perplexes quant à la gestion de l’entretien de la rivière. Alain Germain Duton est revenu sur ce point sensible :
En 2010, effectivement, il y avait le pont qui a été emporté et donc ça menaçait la rive droite et la rive gauche de la rivière. Mais il y avait le curage de la rivière qui etait fait assez régulièrement. Et puis, ça fait à peu près deux ou trois ans qu'il n'y a plus de curage, me semble-t-il. Ça, c'est l'affaire de la CTM. Maintenant, la population était là, elle a entendu. Donc, alerte, sirène, évacuation. Même si on évacue pour rien. Autant évacuer pour rien, que ne pas le faire et puis que finalement, il y a un drame.
Pas de risque d’éruption
Bien que similaires aux signes avant-coureurs de l'éruption de la montagne pelée en 1902, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Jérôme Vergne, directeur de l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique, a clarifié la situation :
C'est vrai qu'on utilise le même terme lahar pour parler de ces coulées de boue et de blocs que connaît spécifiquement le Prêcheur depuis déjà plus de 50 ans. Et en fait, le terme général lahar, ça s'applique à des coulées de boue au moment d'éruptions volcaniques. Il est clair que nous ne sommes pas aujourd'hui dans une phase d'éruption de la montagne Pelée, comme c'était le cas en 1902. Donc les lahars qui se produisent sont liés à ces affaissements, à ces effondrements de la falaise Samperre.
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