Après le rejet d’un amendement autorisant à abattre les chiens errants, les éleveurs tapent du poing

Par 20/07/2026 - 05:16 • Mis à jour le 20/07/2026 - 09:06

L'amendement de la sénatrice Catherine Conconne, autorisant l'abattage circonstanciel des chiens errants prédateurs, a été rejeté le 16 juillet en commission mixte paritaire, après avoir pourtant été approuvé par le Sénat. Les éleveurs, victimes de centaines d'attaques, dénoncent une situation intenable.

    Après le rejet d’un amendement autorisant à abattre les chiens errants, les éleveurs tapent du poing

Les éleveurs sont en colère. L'amendement de Catherine Conconne concernant l'abattage circonstanciel des chiens errants n'est plus. Le 16 juillet dernier, lors de la commission mixte paritaire, l'amendement a été recalé à la dernière étape, après avoir été approuvé par le Sénat.

Un dispositif ciblant les meutes inatteignables

Proposé dans le cadre de la loi « Urgence agricole », l'amendement visait les chiens errants prédateurs ayant échappé aux mesures de protection préalables, comme la capture. Pour rappel, 500 animaux ont été égorgés lors d'attaques par des chiens errants l'an dernier, et plus de 300 depuis le début de l'année 2026.

Catherine Conconne, sénatrice, a expliqué la situation :

Le gouvernement est très embêté, la ministre avait donné un avis favorable. Mais les associations de défense des animaux pensaient qu'on allait tuer tous les chiens. J'avais beau dire que ce n'était pas le cas, qu'il s'agissait uniquement d'une ou deux meutes qui sont identifiées et qui sont inatteignables par les moyens normaux. Moi, ce que je crains, c'est que les éleveurs ne doivent pas faire la police eux-mêmes et qu'ils tuent les chiens. Nous, on voulait encadrer pour qu'il n'y ait pas de boucherie. Je crois qu'aujourd'hui, ils vont se défendre eux-mêmes.

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Les éleveurs annoncent des poursuites

Patrick Bouquety, éleveur du Gros-Morne, a expliqué la démarche menée par les éleveurs à la suite de cette décision :

J'ai déjà subi trois attaques. Maintenant, notre cheval de bataille, nous sommes en train de préparer des documents. Nous allons systématiquement attaquer les mairies puisqu'il y a des lois qui ne sont pas appliquées. Donc nous allons faire en sorte qu'elles soient appliquées. Et je le dis très solennellement, on est en train de prendre la mesure de la chose. On est en train de préparer des courriers, des plaintes que nous allons déposer.

Pour les éleveurs, la situation inacceptable :

On s'est rendu compte également que nous ne pouvons pas être assurés parce que les tarifs qui sont proposés ici sont prohibitifs, donc les éleveurs ne peuvent pas assurer leurs bêtes. Nous allons demander de l'argent, des indemnisations, des fonds, que sais-je. On est en train de bâtir un dossier que nous allons soumettre aux autorités afin que, si effectivement, on décide de laisser les chiens en vie, qu'on nous donne de l'argent pour protéger nos bêtes. Parce qu'à la base, nos animaux étaient sur nos propriétés, donc maintenant, ça veut dire que des intrus viennent, mais que ça serait à nous aussi maintenant de payer pour nous protéger. Je trouve qu'il y a une question de double peine qui ne peut pas être acceptable et que nous n'accepterons pas.


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