À Fort-de-France, une fête a été organisée en l’honneur des marins-pêcheurs

Par 20/07/2026 - 10:54

Les marins-pêcheurs foyalais ont été célébrés hier (19 juillet), après un dépôt de gerbe en mémoire de ceux disparus en mer. Venus de Case-Pilote, Bellefontaine ou du Prêcheur, plusieurs pêcheurs se sont joints à leurs homologues foyalais pour évoquer les défis de leur métier.

    À Fort-de-France, une fête a été organisée en l’honneur des marins-pêcheurs

Les marins-pêcheurs se sont réunis, ce dimanche 19 juillet, pour un moment de convivialité et d’hommage à Fort-de-France. Des pêcheurs venus de Case-Pilote, Bellefontaine ou encore du Prêcheur se sont joints à leurs homologues foyalais pour participer à la célébration. Ce moment a notamment permis aux pêcheurs d'évoquer ensemble les difficultés de cette profession qu'ils aiment tant.

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Un métier exigeant

Une petite médaille habillée d'une ancre orne discrètement le polo blanc de Franck Tami, marin-pêcheur vauclinois depuis 30 ans. Cette décoration, il vient de la recevoir en l'honneur de ses plus de 300 mois passés à naviguer :

Malgré les difficultés au niveau du travail, j'ai tenu bon. C'était un exemple pour moi par rapport à mon père qui m'a montré le métier, qui m'a permis d'avoir du courage.

Du courage, il en a fallu, et il en faut encore beaucoup à cet homme de 51 ans pour braver les difficultés et les défis du métier :

Comme je suis un casier, il faut acheter du bois, il faut tailler les cases. Quand on travaille tout seul, c'est difficile. Il y a aussi les finances, il y a les achats de matériel, grillage, tout et tout.

Le changement climatique ne rend pas non plus la tâche facile, d'après ce marin-pêcheur foyalais :

Ça ne s'arrange pas. C'est un petit peu plus difficile maintenant. On a l'arrivée des sargasses, c'est effectivement le phénomène Niño qui dérange le climat.

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Une passion malgré les risques

La solitude, les sargasses, la ressource en poissons qui s'amenuise : autant d'aspects de la profession qui rebutent peut-être la jeunesse. Xavier Nicolas, directeur de la mer de Martinique, dresse ce constat :

La moyenne d'âge est entre 52 ans et 54 ans. Il faut attirer des jeunes et pour ça, il faut que la filière soit attractive, sur des bateaux modernes, plus performants, plus sécuritaires également.

Un défi qui reste à relever pour les marins-pêcheurs, qui restent malgré tout fous amoureux de leur métier. Le marin-pêcheur foyalais René Auguste ne se voit pas faire autre chose :

La pêche, c'est une thérapie. Lorsqu'on est en mer, on ne pense à rien. On se vide, on se libère. C'est un très beau métier. Il y a des risques, mais vraiment un beau métier.

En 2023, selon un rapport du Bureau d'enquêtes sur les événements de mer, la pêche était de loin le métier le plus accidentogène.


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