Le personnel du collège Julia Nicolas en débrayage après l'agression d'un agent
Le personnel du collège Julia Nicolas, à Fort-de-France, a cessé le travail ce mardi 10 mars. Ce mouvement de colère fait suite à l'agression d'un membre de l'établissement par un élève et à la convocation de la victime par la police après une plainte des parents.
Depuis ce matin, ce mardi 10 mars, la communauté éducative du collège Julia Nicolas à Fort-de-France est en débrayage.
À l'origine de ce mouvement : un incident survenu la semaine dernière au sein de l'établissement. Un élève de 4e, en situation de handicap, a fait une crise avant de s'en prendre physiquement à un membre du personnel.
Le cri d'alarme du personnel
Cet événement, qui a profondément marqué les équipes, relance le débat sur l'accompagnement des élèves à besoins spécifiques et, plus largement, sur la dégradation des conditions de travail au sein du collège.
Interrogée sur les raisons de cette mobilisation, Jane Étienne, représentante syndicale SE-UNSA, dénonce un climat d'insécurité croissant et l'incompréhension des équipes face aux suites judiciaires de l'incident :
Nous avons besoin de sérénité pour accomplir notre travail. L’adulte-relais participe justement au maintien de ce climat en occupant l’espace pour éviter les altercations dans les couloirs. Malheureusement, lorsqu’il intervient, il arrive qu'on s’en prenne à lui physiquement. Cette fois-ci, un élève, dont le comportement est habituellement problématique, perturbait le passage durant l'interclasse. L'adulte, fidèle à sa mission, a tenté de l’arrêter. Face au refus de l'élève de cesser ses agissements, ce dernier a bousculé l'adulte. Pour se protéger, l’adulte a dû immobiliser l’élève avant de se rendre à la vie scolaire. Pendant ce temps, l'élève a persisté dans sa provocation : il a retiré son t-shirt, prêt à en découdre, et ce sont d’autres adultes qui ont dû intervenir. L'adulte a fait son rapport à la hiérarchie, pensant l'incident clos. Pourtant, nous avons appris hier qu'il avait été convoqué au commissariat suite à une plainte des parents contre cette immobilisation. Il est crucial que les autorités comprennent ceci : chaque fois qu'un adulte de cet établissement verra son intégrité physique menacée, les représentants syndicaux feront front. Il y a peu, nous avons retiré un couteau des mains d'un élève prêt à s’en servir. Si cette arme n'avait pas été saisie à temps, que se serait-il passé si cet élève s'était retrouvé face à un enseignant en classe ?
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