Fontaine Didier : les parties campent sur leur position en attendant la justice

Par • Mis à jour le 31/05/2016 - 18:55

Après 14 jours de conflit, la situation est dans l'impasse à la l'usine de la Fontaine Didier. Les deux parties campent sur leurs positions. Saisi en référé par la direction qui dénonce le blocage de l'usine, le tribunal de grande instance de Fort-de-France doit rendre sa décision mercredi matin (1er juin).

    Fontaine Didier : les parties campent sur leur position en attendant la justice
La grève à la Fontaine Didier se poursuit. Le référé au tribunal de grande instance a été renvoyé à mercredi midi (1er juin). Les grévistes affiliés à la CGTM étaient convoqués hier devant la justice à la demande de leur employeur pour entrave et blocage de l’entreprise d’eaux minérales plates et gazeuses. Le référé au tribunal de grande instance a été renvoyé à mercredi midi (1er juin).

Le juge a accordé un délai aux parties pour fournir les pièces manquantes. Pour les grévistes, l'action en justice de leur employeur n'est pas justifiée. "Le juge a bien écouté les arguments des deux parties et il faut bien dire que du côté de l'employeur il est difficile de justifier sa position. Nous répétons qu'il n'y a pas d'entrave car des personnes qui viennent sur le site peuvent y aller sans aucun problème", assure Gabriel Jean Marie secrétaire général adjoint à la CGTM.

"Je suis quand même très déçu. Je croyais que l'accès au travail était quelque chose de légal. Malheureusement je constate qu'on va nous faire patienter encore jusqu'à mercredi. Nous n'avons pas le choix. Nous sommes en attente de ce délibéré", indique pour sa part Parrice Garcin, le directeur de la fontaine Didier.

Sur les négociations, Patrice Garcin indique que ladirection est déjà allée au delà de la convention collective.

Pour rappel, ce mouvement social a démarré le 17 mai. Les grévistes, en majorité des chauffeurs, demandent à la direction une augmentation mensuelle de 75 euros et une prime annuelle de 580 euros. La fontaine de Didier est à l’arrêt même si une poignée de salariés non grévistes continue à produire. Les marchandises ne pouvant quitter l’usine, aucun client n’est livré aujourd’hui. Les eaux de Didier sont quasi absentes partout. La direction de son côté estime qu'après 12 jours de grève elle ne peut pas revaloriser des salaires compte tenue du manque à gagner généré par le conflit.

Les grévistes doivent se réunir mercredi pour décider de la suite à donner à leur mouvement.

Karl Lorand et Pascal Michaux