Agent de sécurité ASH agressé par arme à feu : le syndicat du personnel observe un droit de retrait
Après l’agression d’un agent de sécurité dans la nuit de mardi à mercredi (16 et 17 juin) sur le site de l’ex-hôpital de Clarac, à Fort-de-France, la dizaine d'agents de la société Antilles Sécurité Hospitalière (ASH) a exercé son droit de retrait, mercredi (17 juin).
Dans la nuit de mardi à mercredi (17 juin), un agent de sécurité a été agressé par arme à feu, blessé à la main et hospitalisé, après avoir été pris en charge au poste de sécurité de l'hôpital Clarac.
Selon nos éléments, la victime se trouvait dans son véhicule lorsqu’un individu masqué, l'aurait menacé, lui ordonnant de descendre avant de faire feu.
Une enquête de police est ouverte.
Après cette agression, l’ensemble des agents, soit une dizaine de personnes, qui travaillent sur le site de l’ex-hôpital de Clarac, à Fort-de-France, ont observé un droit de retrait, hier (mercredi 17 juin).
Une rencontre a ensuite eu lieu entre le donneur d’ordre, le CHU, et l’employeur ASH (Antilles Sécurité Hospitalière). Des propositions ont été faites à la suite de cette réunion.
Deux agressions en deux mois
C’est la deuxième agression sur le site en l'espace de deux mois. Les agents dénoncent un site à risque, trop ouvert manquant de sécurité, ainsi que l’absence de barrière dans l’entrée principale.
Avec cette nouvelle agression, les agents ne se sentent plus en sécurité, comme l’explique Ivanes Raspette, délégué syndical d'Antilles Sécurité Hospitalière et secrétaire général de la CGTM Sécurité :
Ils ne sont que deux sur le site. Quand on subit une telle agression, le contre-coup psychologique est inévitable. Ce que je peux vous dire, c'est que les autres collègues ont peur eux aussi, car c'est la deuxième agression par arme à feu sur le site. Et, coïncidence notable, cela s'est produit dans le même créneau horaire. Une enquête est en cours. Ce qui est certain, c'est que le site n'est pas sécurisé : n'importe qui peut y pénétrer à tout moment, faute de moyens de contrôle. Géographiquement, c'est une zone à risque, entourée de bâtiments. Quand on connaît l'environnement, on réalise que c'est un véritable site passoire. Des riverains le traversent quotidiennement pour rentrer chez eux. C'est pourquoi, à plusieurs reprises, nous avons demandé à notre employeur d'intervenir auprès du donneur d'ordre, et nous avons également interpellé directement ce dernier pour que le site soit enfin sécurisé.
Des premières mesures d'urgence actées
La délégué syndical d'Antilles Sécurité Hospitalière et secrétaire général de la CGTM Sécurité explique que des initiatives ont été actées :
Dans l'immédiat, il a été acté de renforcer la sécurité en ajoutant un agent supplémentaire sur le site, ce qui portera l'effectif à trois au lieu de deux. Il s'agira d'un agent cynophile. Concernant les autres points, il a apparemment été décidé de mettre aux normes le PC de sécurité où se trouvent les agents. C'est une bonne chose, mais cela reste une perspective à plus long terme. Face à l'urgence de la situation, la priorité absolue était de sécuriser l'entrée principale du site, surtout le soir, afin d'offrir un effet dissuasif plutôt que de laisser l'accès libre. Pour l'instant, notre employeur indique qu'il doit voir avec la direction du CHUM pour la mise en place de cette solution complémentaire. Nous sommes en attente de leur retour. Suite à l'annonce du déploiement de cet agent supplémentaire, les collègues ont toutefois décidé de reprendre le travail, tout en restant extrêmement vigilants.
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